Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Il serait techniquement possible d'ajouter un champ "emojis" facultatif aux pseudos, pour pouvoir en mettre 2 ou 3 sans poser de problème aux lecteurs d'écran… Pas vrai ?
@nemecle Je ne critique absolument pas les camarades choisissant l'abstention mais se bougeant réellement pour, comme je le disais, incarner le filet de sécurité que l'on tente de mettre en place. J'aurais du mal à défendre sur ce ton une position plus indécente. Mais on voit passer des commentaires assimilant indûment l'abstentionnisme en général à de l'activisme politique. On peut avoir des désaccords de fond et je t'en prie, parlons-en collectivement, mais je ne vois pas 35 % de la population se présenter ponctuellement en manifestation ou en rassemblement. Ma critique porte aussi sur l'électorat NFP, ce n'est pas une attaque gratuite.
@nemecle Bonsoir camarade, l'argument n'est pas que les abstentionnistes trahiraient quoi que ce soit comme tu peux le lire plus bas mais que l'on manque de cadres de discussion pour ça (mon créneau de blogueuse, c'est les TIC, et notamment l'internet). Je t'assure que je ne fais pas de la moralisation à deux balles, je parle au contraire (dans ce contexte) d'éthique.
Je te remercie vivement pour ton intérêt pour ce post, et pour avoir pris la peine de me répondre.
(Et quand je parle des anars abstentionnistes je ne culpabilise personne sur ces élections, je sais que vous avez voté et que ça vous en a coûté, merci à vous.
Je pense par contre qu'on manque de cadrage pour les discussions de fond – typiquement, l'UCL n'a pas de position claire pour ou contre le vote.
On ne peut pas attendre du gouvernement de mettre en place un filet de sécurité, il peut nous aider ou s'opposer à nous. Bref il peut choisir son camp entre nous et les bourgeois.
Le smig à 1 600 euros serait une excellente nouvelle pour moi car j'aurais les moyens de manger bio, sans dépendre de ma mère, et de donner aux mendiant·es, aux squatteur·euses, aux projets de logiciels libres, aux ONG, etc. Ça me ferait super plaisir.
Les camarades anars abstentionnistes sur #Lyon, vous avez été vérifier si les squatteuses du 40 rue Arloing avaient ce dont les pauvres manquent en général – PQ, ampoules, et autres denrées demandées sur Rébellyon ?
Sinon, quel est le contenu politique réel de votre abstention ?
Et c'est le rapport au vote que je défends putaingue, j'ai déjà voté pour Broliquier (UMP) car en face y avait Collomb, la question pour moi était de savoir quel enfoiré de droite avait le plus démontré sa capacité de se salir les mains du sang des réfugié·es ayant fui la Françafrique, donc j'ai voté contre Collomb
Précarité trans/achat coûteux – CW dysphorie sur l'image (ongles négligés)Sinon je parle de précarité mais j'ai acheté une eau de toilette de L'Occitanie en Provence donc de quoi est-ce que je me plains ?
Je veux dire bichette, si une personne handicapée dépendante avait les moyens de se payer un·e psychologue diplômé·e par shifts de 12 heures, c'est ce qu'elle ferait ; toi tu hyperfocus peut-être mais t'es payé·e au Smig
Je veux dire sa critique cinématographique est sans doute très intéressante et étant lui-même cinéaste, je ne saurais imputer à la légitimité de son travail les défauts d'argumentation dans son billet, c'est pas son taff.
Mais justement il est qualifié en tant que cinéaste, pas en tant que journaliste. C'est une grosse erreur de blogueur·euse, mais aussi d'AVS, consistant à se croire surqualifié·e. Vous pouvez avoir un syndrôme de l'imposteur effectivement mais vous n'êtes pas surqualifié·e dans tous les domaines de compétence vous touchant de près ou de loin
Vendredi soir, nous avions l’impression de faire à nouveau barrage à l’extrême-droite en votant Macron. En oubliant, encore une fois, que le barrage en question est plus une idée qu’une réalité. Macron a beau montrer qu’il défend des idées réactionnaires et sauter de plus en plus vite sur la pente autoritaire, l’idée qu’il est moins dangereux que l’extrême-droite surclasse les actes concrets. Malgré tout, nous nous désistons face à Gérald Darmanin et mettons des bulletins Ensemble dans les urnes. On répète que l’extrême-droite jamais ne rendrait le pouvoir si elle l’avait conquis, en oubliant que Trump et Bolsonaro l’ont quitté. Macron, lui, refuse de reconnaître les résultats des élections, il conserve le gouvernement. L’idée d’un centre raisonnable reste plus prégnante que les faits d’un extrême-centre au bord du fascisme. À force de transformer le réel en suite de cartes postales ou de “séquences politiques”, comme le dit le pouvoir, nous ne voyons pas l’horreur qui se trame, cachée derrière un discours aussi flou que les images de vendredi soir.
Écoutez je suis pas sûre que maintenir un climat esthétiquement insurrectionnel n'ait pas été absolument nécessaire, dans les grandes villes, pour limiter le progrès du RN et l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir.
J'enfoncerai le clou sur les propos laudatifs de l'auteur à l'égard de cette cérémonie d'ouverture : il est louable de voir un spectacle de gauche culturelle accessible aux travailleur·euses (des travaux de sociologie, avec l'auteur desquels j'ai eu la chance de pouvoir discuter, montrent au contraire un désajustement général entre les dispositions de classe des enfants des classes populaires et celles, tout aussi sociologiquement situées, d'un projet culturel émancipateur ; les enfants allant au théâtre dans le cadre d'un projet culturel quelconque seraient apparemment fascinés par les décors et un groupe aurait assailli une responsable de questions sur les saltos d'un comédien, qui aurait botté en touche en leur demandant de leur envoyer un email, ce qui AMA et en reprenant les travaux de Bernard Lahire ne peut cognitivement pas être conçu comme un plaisir pour des pans entiers des classes populaires). (L'auteur a dit lors de notre séminaire « envoyez-moi un email quand vous aurez développé un rapport scriptural-scolaire à la pratique », tout le monde a ri car on parle effectivement d'une notion incontournable de Lahire.)
Par ailleurs, la gauche culturelle ne représente pas seulement un simple rappel de l'existence sociale de la gauche, voire l'une de ses seules manifestations, dans une société sclérosée par l'illusion d'hégémonie culturelle de l'extrême-droite ; elle peut aussi réellement inciter ses publics à se mobiliser ; on voit certains des membres de ses franges les plus radicales (par exemple la scène drag) particulièrement mobilisés lors d'événements concernant les droits des personnes trans… Sans que je ne puisse tirer de conclusions hâtives sur leur intersectionnalité à elleux précisément ; en revanche, je ne crois pas que la communauté trans serait homogène dans son intersectionnalité envers la Palestine, et qu'il y aurait quelque chose à creuser.
*Gender envy* dans l'espace public (2/2)Je ne les déshabille pas du regard, je m'imagine juste acheter leurs vêtements dans ma fripe préférée ; c'est un fantasme social, notamment car je suis toujours à découvert.
Après ce n'est pas une course à la pureté morale et vous n'êtes pas plus ou moins légitimes en étant plus ou moins moralement pur·e selon des canons plus proches du puritanisme chrétien que du christianisme en lui-même (un jour je vous proposerai une lecture féministe, non-catholique du péché capital de la luxure, c'est super simple, ne commets pas d'agression sexuelle, ne pense pas à tromper ta go), mais à’titre personnel je n'ai quasiment jamais de fantasmes sexuels dans l'espace public. Pour différentes raisons, qui me sont peut-être personnelles, ce serait sans doute différent si j'avais un meilleur *passing* ; bref, la gender envy peut être confondue avec un fantasme sexuel et je fais attention à rester discrète pour ne mettre personne mal à l'aise mais ce n'en est pas un dans le sens « courant » du terme.
*Gender envy* dans l'espace public (1/2)Je voulais dire un mot sur la gender envy, puis je vais prendre une douche : je regarde plusieurs fois par jours des femmes dans l'espace public, pas en m'imaginant coucher avec elles (ce n'est pas le lieu pour ça, il n'y a aucun semblant de contexte pour les draguer) mais parce que je les trouve belles, et que je voudrais acheter leurs vêtements. Généralement mes pensées tournent autour de « est-ce que je peux acheter ce crop-top en fripe ? » ou « wah cette personne est beee – oh wait, elle a un sac H&M ». 1/2
Hey @the_rottenberry, tu me parlais des cathos un peu remontés contre la cérémonie d'ouverture des JO ; voici un fil super intéressant sur le sujet ! mekka okereke est vraiment une excellente ressource, un compte littéralement incontournable sur le fédi (enfin on peut ne pas le suivre mais ça rend notre expérience de ce protocole objectivement inférieure, y a pas à discuter).
@jack Denote provides a signature facility which lets you write arbitrary Unicode symbols, to symbolize the relationship of the note to others or to the system. You could use any symbol to deprecate notes, I imagine.
By the way, using a mechanical keyboard you can program a layer (similar to e.g. the alt gr layer) to insert any Unicode symbol, including emojis or text strings.
I don't use Denote this way yet but I think that's how I'm going to use signatures from now.
For your information, Denote is meant as a cross-platform and interoperable PKN concept relying first and foremost on a file naming scheme. It is of the form DATE==SIGNATURE--TITLE__LABELS.EXTENSION. If your text format supports tags then the Emacs implementation can be programmed to insert them in your frontmatter, but this isn't required.