Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Si une décision quelconque prise par une multinationale fondée par un sympathisant national-socialiste semble dégrader ses produits, alors il faut envisager un objectif politique de promotion d'une forme de capitalisme d'État.
Parlons de la dégradation du personnage du colonel Rhodes deux minutes :
1. la scène avec les avions de chasse, où il est traité décemment, l'objectif était d'avoir un bon personnage et c'était réussi, 2. la scène où il va récupérer Tony bourré après qu'il ait uriné dans son armure pour impressionner des invitées, puis qu'il leur ait hurlé dessus (dans son armure), et enfin 3. la scène où ils se retrouvent dans un bar avec Rhodes disant d'une manière franchement ridicule que tous les sondages étaient en faveur de l'Iron Patriot, alors que la presse semble désormais réduite à se moquer de ce nom, qu'il incarne.
@crowdagger Y a le travail du Spritely Institute pour ajouter une surcouche OCap à ActivityPub, permettant par exemple, si j'ai bien compris, d'associer la visibilité d'un fil à l'OP et pas à chaque participant. Je crois que ça permettrait aussi de refuser les commentaires, d'une manière plus ferme que ce que tente Bonfire 🫠
Que des cadres trouvant dans leur travail ce sens qui fait parfois honneur à cette PCS, qui dans tous les cas n'est pas un bras d'honneur à des enfants pauvres ambitieux mais réorientés vers des voies de garage, grâce à des logiciels propriétaires exclusifs à Windows et macOS est effectivement tout à leur honneur ; mais faites attention, s'il vous plaît, à la violence de vos réactions lorsqu'iels vous supplient d'investir des ressources, de l'argent, votre audience dans des alternatives insuffisantes mais libres et donc conceptuellement plus émancipatrices qu'aliénantes.
Dans le sens où leurs interlocutaires se sentent ineptes dans leurs chairs à la fois en tant que personnes pauvres et en tant que personnes handicapées.
C'est cool si vous vous éclatez sous Photoshop, mais l'aliénation de masse de Microsoft Windows vise tout particulièrement les pauvres et atteint plus grièvement encore les pauvres handicapé·es (notamment car l'informatique propriétaire, comme le capitalisme en général, repose stratégiquement sur des atteintes à tout sentiment de valeur propre chez leur "clientèle", avec des dépressions à la clé). Croyez-le ou non, mais vos ressentis n'ont pas plus de valeur que ceux d'une personne ayant rejoint Twitter en espérant qu'un millier d'abonné·es la soulage de sa dépression.
Cela dit en passant – je mets en garde mes adelphes handi·es contre ce que j'appelle l'antivalidisme libéral, consistant à glisser de l'idée selon laquelle l'assouvissement de nos propres besoins anthropologiques (boire, manger, dormir, sortir, se laver, se divertir, socialiser…) et sociaux (faire des études, avoir des enfants, etc.) ne serait pas suffisamment considéré et soutenu par la société comme par nos proches – habiterait-on dans un logement sans douche ? – vers une idée d'emmerdement général des valides et de priorisation de la satisfaction de ses propres besoins, au détriment de ceux d'autres personnes valides et même (et surtout !) d'autres personnes handicapées. C'est non seulement une mise en échec de toute tentative de systématisation de l'antivalidisme, mais c'est aussi une violence intracommunautaire, particulièrement douloureuse et consubstantielle d'une forme de gaslighting.
Mais c'est aussi un travers que l'on retrouve fréquemment chez les pauvres, dont les dispositions populaires sont une conséquence parfois heureuse ou malheureuse d'une forme d'aliénation. Je vois à titre personnel de l'épuisement dans les dispositions populaires découvertes par Bernard Lahire.
Or, les réactions des cadres sur ce réseau social parmi d'autres à toute mention des logiciels libres ne sont pas seulement conceptuellement à l'intersection du validisme et de la classe sociale, c'est à la fois une violence handiphobe et de classe.
Au sujet de Google, les premiers #iPhone n'avaient pas de marché d'applications tierces, pas d'applications de réseaux sociaux, et pas de fonctionnalités de modification de documents, juste un clavier pour interagir avec l'interface et faire des requêtes dans Safari.
C'était l'année de l'introduction de l'iPhone par Steve Jobs, en 2007, que #JackDorsey a flairé le bon filon et a signé un partenariat avec le #SXSW pour afficher les messages des participant·es, grâce au système d'étiquetage des posts développé par @chrismessina, sur un écran géant.
Les utilisataires ont donc commencé à utiliser #Twitter dans leurs navigateurs web, et surtout #Google a introduit le Play Store dans #Android, donc les "journalistes" tech ont commencé à critiquer les iPhone, amenant Apple a choisir, parmi d'autres options, de dégrader son UX et de s'aligner.
Qu'un bon nombre de professions de cadres, dont les opinions, produits d'une introduction à l'écriture dans un environnement safe (qui n'était donc ni Twitter ni Mastodon), sont surreprésentées ici (comme les vécus et les expériences de victimes de maltraitance sont généralement sous-représentés dans la société civile) défendent l'usage de Windows pour faire tourner des progiciels est une chose, mais je pense qu'installer ce système d'exploitation devrait être une option parmi d'autres, pour ses études, au lieu d'être l'environnement par défaut.
NB : on trouve une continuité entre cette prédation notamment culturelle de Microsoft et la manière dont l'infocom en Europe est bouffée par des contrats d'exclusivité entre Microsoft et les universités européennes, en échange de financements ; donc indirectement par la doctrine Fioraso. Nos chercheur·euses sont formé·es sur Windows et se retrouvent à parler de "clictivisme", pendant qu'outre-Atlantique on lit Derrida.
Si les ordinateurs sous leur forme actuelle ne sont pas un empouvoirement de masse mais au contraire une aliénation de masse, alors Windows et le web 2.0 (avec les efforts discrets mais très actifs et déterminants de Google) n'ont rien démocratisé du tout ; ils ont popularisé la sous-traitance de dizaines de petites tâches administratives.
C'est contre cette informatique-là que nous nous battons.
@EnercoConseils On peut aussi faire des sauvegardes avec Syncthing mais Google sabote ça consciencieusement sur les appareils Android, donc il faudrait un deuxième ordinateur à la maison. C'est comme ça que j'ai commencé !
On n'est plus en 2015, on peut tout faire en interface graphique, et vous serez bien content·es quand votre disque dur tombera en panne, ou en cas de mauvaise manip dans un environnement chiffré avec Luks !
(C'est aussi pratique pour pouvoir changer de distribution sans prise de tête)
Politique, Trump, Terfs, ThreadsVous auriez cru que Threads aurait eu pour objectif premier de créer un réseau décentralisé d'extrême-droite concurrent de la Fédiverse ? Vous auriez cru que Zuckerberg aurait voulu être un supplétif de Gab et Spinster ?
Qui aurait pu voir ça arriver quand #Threads bloquait des instances queer et accueillait à bras ouvert le compte LibsOfTiktok ?
@Nangpa@mansr@revk You definitely should try to write documents of an arbitrarily long format, for example with Markdown and the Zola static sites generator. Emacs provides a complete framework for this (Irreal and planet.emacslife.com are good entry points) but it's a mess to setup so if you were to choose this route, you would be feel free to ask me anytime for technical advice.
Short formats and especially on remote, shared databases that you can't export are both dispositives of power in Foucault's sense. These are red flags. You should get into blogging in a sane, safe context and then consider the questionable opportunity of getting into microblogging.
To answer to this ad hominem argument, of course I'm projecting; I know that as long as children with my profile (a neurodivergent white trans woman) won't be safe, nobody will, not even oppressors. I want to be part of the safety net I'm voting for.
Indeed, I know as a white person that PoC are more vulnerable and less prone to defend themselves aggressively from verbal aggressions. Whiteness includes tools to punish them for setting and enforcing boundaries – as do school bullying and adulthood. I've actively built the habbit of not reacting aggressively to PoC signaling boundaries or even misbehaving in the most harmless way, especially by considering how I would react with a white person.
I understand this is an ad hominem argument but this isn't based on any form of knowledge. You can't just jump on someone else's feelings as an excuse to tone police me. This would require at least some form of violence that might be culturally implied by what I say, and I'm sorry for this, I know I'm not careful enough about that, but that (as a form of violence) just isn't on my mind.
Je viens de dire à ma chienne, qui me léchait le visage, qu'elle me faisait mal car j'avais fait un faux mouvement, donc comme elle ne voulait pas me faire mal elle a arrêté, j'ai changé de position, et elle a recommencé à me lécher le visage.
Par contre, quand je réponds à un fil pour dire qu'un message aurait un contenu qui pourrait être incroyablement raciste dans certains contextes culturels, ça pourrait ne mener à nulle part de sain.
Tout un système nous a amené·es à ne plus savoir assumer nos erreurs correctement. (Je ne dis pas que ce serait volontaire, je suis trop fatiguée pour y voir clair.)