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Pebble @PebbleOnEarth@peculiar.florist
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Et ça continue, encore et encore... (Journal de mon TSA) Journal de mon TSA
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Une semaine plus tard, je pleure doucement dans le cabinet d’une psychomotricienne pour le bilan de la dyspraxie. C’est elle qui se retrouve chargée de récupérer mes morceaux avec précaution.

Une semaine seulement, parce qu’une psychomot’, ce n’est pas remboursé par la sécu, du coup, c’est vachement plus facile d’avoir un rendez-vous rapidement. Mais j’en ai besoin, alors tant pis pour les maigres loisirs que je pouvais m’accorder chaque mois, ma santé devra passer d’abord. Bref, un TSA n’est pas une maladie, mais la question de la prise en charge est réelle car comme par hasard, le handicap rime souvent avec situation professionnelle compliquée et précaire… Et je ne suis pas une exception à la règle.

Elle me fait un bien fou, cette nana. Elle écoute, entend, comprend, me montre plein de jolies infographies qui sont totalement en accord avec ce que je ressens. La colère de découvrir si tard ce TSA. Etre soulagée d’avoir une explication à ce que je vis. Vouloir être comprise de mes proches et ami.es. Avoir besoin de temps pour moi car je suis détruite. Etre rassurée de ne pas être seule à traverser ça.

Deux rendez-vous plus tard, à sa demande manifestement très lucide, j’ai passé le test pour le TDAH, et bingo, celui-là aussi je peux l’ajouter sur mon collier de nouilles.

Dans le « miroir » que la psychomot’ me tend, je vois aussi la réalité des symptômes et combien je suis probablement insupportable pour les autres (ce n’est pas elle qui le dit, c’est moi qui m’en rends compte).

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Pebble @PebbleOnEarth@peculiar.florist
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Et ça continue, encore et encore... (Journal de mon TSA) (suite)
Beaucoup de points positifs émergent néanmoins. Pour tenir jusqu’à mon âge, j’ai dû « faire avec », me trouver des solutions. Alors, on les liste patiemment, pour conserver ce qui fonctionne déjà pour moi et voir comment on peut « hacker » mon cerveau, comme elle dit, pour me soulager des inévitables culpabilités qui s’échouent sur mon rivage quand je ne finis pas un truc, quand je procrastine, quand je n’arrive même pas à commencer. Disons, au moins pour les tâches professionnelles.

Pour le reste, je ne veux pas me laisser démoraliser non plus. Je sais maintenant que je suis comme ça. Peut-être que je ne finirai jamais les mille projets que je commence, peut-être que ma joie sera juste d’en avoir fait un bout, même si la dopamine s’est rapidement fait la malle.

Je sens qu’elle va vraiment pouvoir m’aider, cette psychomot’, bien plus que l’austère psychiatre. Néanmoins, je vais être obligée de lui demander d’accélérer pour les autres tests que je dois passer.

Mon dossier pour la MDPH attend d’être complété. Et vu les délais de traitement pour espérer obtenir la RQTH, il faut que je m’active. Parce que ce n’est pas une tuile, mais un toit entier que je me prends sur la truffe en ce moment. Ma boite ne va pas bien, et je vais probablement perdre mon boulot. Obtenir la RQTH rapidement pour m’aider et me protéger dans ma future recherche d’emploi est devenu vraiment urgent…

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