Et ça continue, encore et encore... (Journal de mon TSA)
Journal de mon TSA<-
Une semaine plus tard, je pleure doucement dans le cabinet d’une psychomotricienne pour le bilan de la dyspraxie. C’est elle qui se retrouve chargée de récupérer mes morceaux avec précaution.
Une semaine seulement, parce qu’une psychomot’, ce n’est pas remboursé par la sécu, du coup, c’est vachement plus facile d’avoir un rendez-vous rapidement. Mais j’en ai besoin, alors tant pis pour les maigres loisirs que je pouvais m’accorder chaque mois, ma santé devra passer d’abord. Bref, un TSA n’est pas une maladie, mais la question de la prise en charge est réelle car comme par hasard, le handicap rime souvent avec situation professionnelle compliquée et précaire… Et je ne suis pas une exception à la règle.
Elle me fait un bien fou, cette nana. Elle écoute, entend, comprend, me montre plein de jolies infographies qui sont totalement en accord avec ce que je ressens. La colère de découvrir si tard ce TSA. Etre soulagée d’avoir une explication à ce que je vis. Vouloir être comprise de mes proches et ami.es. Avoir besoin de temps pour moi car je suis détruite. Etre rassurée de ne pas être seule à traverser ça.
Deux rendez-vous plus tard, à sa demande manifestement très lucide, j’ai passé le test pour le TDAH, et bingo, celui-là aussi je peux l’ajouter sur mon collier de nouilles.
Dans le « miroir » que la psychomot’ me tend, je vois aussi la réalité des symptômes et combien je suis probablement insupportable pour les autres (ce n’est pas elle qui le dit, c’est moi qui m’en rends compte).
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