Je profite de cette énième débâcle de Microsoft pour souligner que mon université pourrait avoir une communication beaucoup plus agressive envers le manque de financement des universités européennes, et appeler la société civile à se mobiliser à ce sujet, notamment afin de se débarrasser des contrats de Microsoft, qui fournissent quand même un excellent exemple des politiques européennes à cet égard.
Les libristes pourraient aussi se saisir de l'affaire, ce serait typiquement le rôle d'une commission informatique à Solidaires Etudiant·es. Mais encore une fois, on est des billes en communication.
Par exemple, je rappelle que les formations en infosec ne peuvent pas, ne pourront jamais marcher dans une organisation horizontale. On ne peut pas balancer les 10 termes techniques de la prochaine décennie et demander à nos camarades de se débrouiller.
Mais on peut tenter de susciter un intérêt collectif pour l'informatique libre, à travers les avantages de certains logiciels libres, peut-être des démonstrations de quelques cas d'usage, sans pour autant dire que demain tout le monde devrait être sur Emacs. Des notions de psychologie et de sociologie seraient très utiles. L'échec de l'infosec à gauche est fondamentalement l'échec des libristes de prendre en compte des modes d'organisation horizontaux, sans chef·fe, sans direction, sans n+1, sans sanctions disciplinaires.