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Océane @oceane@peculiar.florist
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Écoutez, avec mes revenus actuels, si j'achète un DeepDeck j'entame une grosse dépression.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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C'est la même chose qu'en ce qui concerne le fait de publier ici, d'ailleurs. Ça ne me sert à rien. L'addiction me permet de transformer la dépression en déni mais c'est le même phénomène.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'ai aussi fait un post adéquatement intitulé “L'échec des logiciels libres : une vision anti-communautaire” ​:boost_ok:​
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Océane @oceane@peculiar.florist
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CW RMS Richard Stallman est généralement considéré comme le fondateur des logiciels libres, et il est à l'origine d'une grande souffrance pour un grand nombre de personnes. Le premier problème concerne sa vision incomplète des enjeux des logiciels libres. Le second concerne sa vision nécessairement militante des logiciels libres (c'est un rapport courant des personnes autistes à leurs intérêts spécifiques, mais il a plus de 70 ans).

À la suite de Durkheim (Durkheim, 1893) et de Castel (Castel, 1995), je considère qu'il y a deux formes de solidarité : la solidarité organisée-sociétale et la solidarité spontanée-communautaire. Selon moi, les gens auraient des droits de société (dont celui de faire société) et des droits de communauté (dont celui de faire communauté). Iels n'ont pas forcément le droit de faire communauté avec n'importe qui, mais l'impossibilité pour certaines personnes de faire communauté dans des conditions satisfaisantes ¹ me semble bien être un problème social.

Les réflexions de Stallman sur les enjeux sociétaux des logiciels libres me semblent pertinentes : les logiciels propriétaires nous font du mal et, si l'information nous protège, alors le modèle
open core de WordPress, qui limite les flux RSS à une cinquantaine de signes, limite donc la demande des internautes à leur sujet et en retour l'intérêt des développeur·euses pour des logiciels utilisables par environ un millième de la population. Alors que les flux RSS nous permettent de nous renseigner sur les événements militants dans notre région, de lire des blogs plutôt qualitatifs, de suivre des podcasts sur le véganisme, et bien sûr de réévaluer, de hiérarchiser nos sources d'information, les logiciels propriétaires dégradent notre rapport à l'information et même à l'écriture en raison de l'infériorité intrinsèque de leur modèle de développement et donc d'une défense stratégique de leurs intérêts économiques, amenant Microsoft à implémenter à navigateur web… car ce protocole n'indique pas la nature d'un texte en h3, et ne permet donc pas à un ordinateur de mettre en ordre le contenu d'un blog (par exemple en l'insérant dans une liste chronologique des publications que nous suivons).

¹ Ce qui se traduit par des personnes souvent sujettes à des mesures de protection, comme la curatelle ou la tutelle, ou alors bénéficiaires d'aides à l'autonomie, comme l'AAH, abordant des inconnu·es dans la rue et dans les transports, ce qui peut être source d'inconfort puisque ces deux formes d'espace public sont des espaces de circulation et pas de communication.

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rumi @rumi@corneill.es
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re: CW RMS @oceane attends mais le RSS sur mon Wordpress n'est plus complet ???
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@rumi Un instant, j'ai un problème d'accès aux flux RSS. Tu ne veux pas utiliser Plume ? C'est bien Plume.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@rumi À vue d'œil le fichier XML m'a l'air complet.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@rumi Je ne lis plus mes flux RSS depuis deux ou trois semaines, depuis que j'ai installé Linux Mint en fait ; je compte migrer sur Alpine Linux dans la journée
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rumi @rumi@corneill.es
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@oceane linux te fait du mal ?
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@rumi Ah non les réseaux sociaux me font du mal
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rumi @rumi@corneill.es
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@oceane j'avais un blog plume, mais le site de plume me disait d'utiliser le plugin wordpress
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rumi @rumi@corneill.es
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@oceane j'ia eu une erreur en cliquant sur le lien donc j'ai fait une recherche...

duck duck go commence a pister les personnes trans ???joke
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rumi @rumi@corneill.es
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@rumi Aaaah pardon merci beaucoup !
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Océane @oceane@peculiar.florist
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CW RMS Mais elles sont inopérantes concernant le bien-être communautaire que l'usage des logiciels libres peut engendrer. Après 10 ans d'addiction au microblog, Emacs représente pour moi une source – indubitablement austère – de sérénité, et je pense vraiment que l'on devrait parler de bien-être numérique. Alors que les multinationales d'informatique, parfois résumées à travers les acronymes « Gafams », « Faang », « Natu », etc. ont des intérêts intrinsèques à la centralisation de l'internet et donc à compliquer nos sauvegardes de données et notre gestion de nos mots de passe, les sauvegardes avec rsync sont simplissimes et nous discutons du remplacement pur et simple des mots de passe par des jetons de sécurité dits « passwordless », en principe toujours insérés dans un port USB, déchiffrés par code PIN lors de leur insertion ou après avoir allumé un appareil, et insérant un type un peu particulier de mots de passe ² sur simple contact.

² Le service nous fournit une graine à partir de laquelle des mots de passe à usage unique seront regénérés toutes les 30 secondes en fonction du nombre de secondes s'étant écoulées depuis le 1er janvier 1970. Ce modèle est déterministe, la graine est insérée dans le jeton de sécurité et ne peut plus en sortir ; il ne peut donc que nous fournir des mots de passe temporaires, à partir desquels il serait impossible de re-calculer la graine initiale.

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Océane @oceane@peculiar.florist
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CW RMS, émétophobie Alors que l'usage des logiciels libres est bien un problème éthique, c'est-à-dire d'intelligence sociale collective, Stallman réduit cette vision à de l'intelligence sociétale et néglige son volet communautaire. Être libriste implique un certain isolement puisque l'interface de WhatsApp me donne physiquement envie de vomir, mais me permet dans le cadre d'un rapport problématique aux ordinateurs de consulter des marchés d'applications libres, comme F-Droid, avec un sentiment de confiance sans commune mesure avec la méfiance d'un·e utilisataire du Play Store, dont la plupart des applications relèveront d'une logique ou d'une autre de prédation ; dans une logique similaire, un logiciel propriétaire peut se mettre à jour de lui-même et restreindre certaines fonctionnalités, ou même changer de modèle économique (comme ce fut le cas avec Adobe Photoshop) tandis que je sais avec certitude que mon usage actuel de GNU Emacs ne pourra qu'évoluer positivement, et que je pourrai continuer à utiliser la version 29.1 aussi longtemps que je le souhaiterai. De même certain·es utilisataires d'OpenBSD, un système d'exploitation mettant un accent particulier sur la qualité du code, restent-iels sur des versions publiées en 2016, y compris pour des serveurs, puisque la plupart des bugs sont corrigés pendant les six mois de la durée de vie du système d'exploitation et que certains types de bugs font même l'objet de billets de blog considérant qu'ils auraient pu être évités (tandis que Microsoft Windows corrige une cinquantaine de failles de sécurité par mois). Bien que les enjeux sociétaux des logiciels libres soient très importants, les libristes ont échoué à associer le concept même d'infrastructure publique de communication à des enjeux communautaires, par exemple à leur confidentialité et à leur pérennité.

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Océane @oceane@peculiar.florist
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CW RMS Le second problème concerne la vision résolument militante de Stallman au sujet des logiciels libres, considérant que tou·te utilisataire devrait être militant·e et, par exemple, au fait des enjeux politiques du firmware propriétaire de leurs machines, un peu comme des patient·es devraient comprendre les enjeux hygiéniques ou sécuritaires des hôpitaux ; imposer aux utilisataires de logiciels libres une forme de militantisme peut ainsi revenir à leur imposer une forme de travail qui peut se traduire en exploitation militante. Le militantisme se distinguant de la sympathie militante (et des sympathisant·es) par des formes de formation autodidactes (qu'il s'agisse de la capacité de produire un tract ou de prendre un compte-rendu, d'héberger un serveur, de partager les tâches domestiques, de faire du travail émotionnel, etc.), cette vision monotropique de l'usage des logiciels libres s'articule avec une socialisation sur le tard de personnes porteuses de stigmates sans vraiment en avoir conscience, protégées de leurs effets par leurs familles et socialisées à la dure entre leur sortie du milieu scolaire et leur entrée dans la vie active.

C'est ainsi que l'addiction aux réseaux sociaux, favorisée par l'attractivité des notifications d'approbation relative à une pauvreté de leur environnement social en dopamine et en même temps par le besoin de convertir des formes éventuelles de dépression en déni, prend la forme d'un véritable conditionnement opérant à leurs valeurs (consistant à produire des contenus à l'écart de toute communauté) et en même temps à une éthique d'apprentissage autodidacte, ici de la maintenance d'infrastructure technique, en empêche les victimes de réellement faire communauté (avec leurs familles, leurs pairs…) et de demander de l'aide pour accomplir une tâche, les mettant en échec de manière répétée et élargissant considérablement la zone de vulnérabilité (<a href="#citeproc_bib_item_1">Castel, 1995</a>) produite par les structures sociales « neo-libérales » classiques. On peut alors parler de tendances à la procrastination, à attendre que les informations et les interactions « tombent » dans un flux s'étendant proportionnellement au temps perdu à le lire (on parle de « ligne temporelle »), ainsi qu'à diverses formes de dépression, de formes sans doute considérées médicalement comme différentes et tenant autant à cette mise en échec qu'à leur isolement social.

Castel R., 1995, Les métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat, Paris, Fayard (L’espace du politique), 490 p.
Durkheim É., 1893, De la division du travail social, Paris, Félix Alcan.

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