Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Marrant, je viens de retomber sur un vieux billet intitulé « Matrix me désespère », qui parle d'optimisation pour l'engagement, et je me rends compte hier que l'optimisation pour l'engagement utilise notre désespoir pour nous rendre très actifves sur un service propriétaire…
[Narrataire : l'optimisation pour l'engagement entretient notre désespoir.]
Alors oui, le matériau est « là », mais il est où exactement ? Je ne dis pas ça comme une figure de style prétentieuse : où est le punk ? Sur YouTube ? Sur Bandcamp ? Sur TPB ? Sur Spotify ? Sur Resonate ? Sur Funkwhale ?
No future, mais une plateforme dont le PDG a donné à des fascistes, et une fraction de centime par écoute ? C'est ça le punk ?
Présentation de Marie-Christine Vergiat, Vice-Présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, députée européenne de 2009 à 2019, et de Yves Rochat, éducateur spécialisé de formation, travailleur social et référent depuis 5 ans en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (Cada) en grande ruralité, suivie d'un débat.
Samedi 20 janvier à 19h30, au Bistro Fait Sa Broc, 3 rue Dumenge, 69004 #Lyon. Entrée libre.
Bref, les nouvelles technologies, pour percer, doivent optimiser pour l'engagement, et donc conditionner leurs utilisataires à être « trollables ». Dans le paradigme actuel, le principal étalon de l'intérêt d'un réseau social est son usage massif et non la qualité de son usage – qui en est souvent l'inverse. Tout ce que mon non-usage de Diaspora* veut dire est que si Mastodon (et le protocole ActivityPub) n'optimisait pas pour l'engagement, je serais peut-être encore sur Twitter, ou peut-être serais-je en train de lire un livre ou plus généralement de construire ma vie.