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Océane @oceane@peculiar.florist
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Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.

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Lyon
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1995-09-07
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Engagez-vous à voter pour les élections européennes de 2024 ! elections2024.eu
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@jovian Merci !
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Bonne nuit !
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Guix n'étant pas disponible sur Mageia, j'essaierai Devuan.
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Allez, Mageia.
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Bon, je vais essayer d'installer Ubuntu, voir si c'est potable en fait, et surtout voir si je peux consulter mes flux RSS, haha.
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(Et write.as ne me prélève toujours pas pour océane.fr aaaah)
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Purée, 95 billets de blog ! Et j'en ai 4 dans les tuyaux !
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CW pulsions d'auto-destruction Je ne sais vraiment pas quoi dire, je devrais me coucher pour me lever tôt demain mais voilà que j'apprends l'existence d'une polémique sur l'excédent statistiques de déséquilibrés mentaux poignardant autrui racisés. Prenons les choses dans l'ordre : cette polémique est d'abord insultante pour les personnes psychiatriées, luttant avant tout contre des pulsions d'auto-destruction et pourtant diabolisées par des médias bourgeois ne voulant surtout pas que le grand public prenne conscience de son rôle dans un système économique qui nous rend dingues, qui nous oppresse, et qui nous tue. Ce sont avant tout des contraintes économiques qui maintiennent des personnes schizophrènes, psychotiques, etc. dans une santé mentale dégradée, par exemple dans leur impossibilité d'avoir recours à des aides – et de toute façon quel·le bourgeois·e voudrait payer pour ces aides ? –, qui en retour produit cette misère économique. Population disposable, surnuméraires, quantités négligeables, notre notion de dignité humaine ne doit surtout pas s'étendre aux personnes psychiatrisées.

C'est ensuite un mensonge éhonté puisque les statistiques ethno-raciales sont interdites en France ; des stastitiques sont peut-être disponibles aux États-Unis mais quand bien même, elles seraient alors très différentes entre nos deux pays, ou entre le Maroc et la Norvège ; et si par coïncidence elles se rapprochaient l'interprétation resterait très différente entre une société très religieuse, où des hommes se font arrêter pour boire un café pendant le jeûne du Ramadan et où la prohibition de l'alcool semble encourager l'alcoolisme, et un royaume plutôt libéral, majoritairement protestant, dont le salaire médian tourne autour de 6 000 € par mois.

Que dire d'autre, si ce n'est rappeler que les polémiques concernant telles minorités de pouvoir concernent aussi les dominant·es, et que cette dissonnance cognitive est permise par la privatisation de nos infrastructures de communication ? Quelques alternatives sont possibles : des médias indépendants comme (ahem)
Le Média, Blast, Disclose, Splann, Mediapart, Arrêt sur Images, Next, Reflets, Les Jours, Medor, etc., ou encore des technologies de communication plus « modernes », comme la norme RSS ou encore lem.el, une réécriture moderne d'Emacs en Common Lisp… Des générateurs de sites web statiques comme haunt(1) ont par ailleurs besoin de développeur·euses, de financements, et de soutien institutionnel, comme la distribution Guix bénéficie elle-même du soutien du projet GNU.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'ai écrit un autre billet et je vais me coucher. (CW pulsions d'auto-destruction.)

“Je vous assure que les déséquilibrés mentaux racisés ne poignardent pas plus que leurs homologues blancs”
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Cela dit en passant, je vois parfois passer des posts Instagram (désolée hein, ici ça ne passerait pas) sur le réactionnariat musulman, et je comprends que certaines minorités de genre se sentent menacées par certains hommes ; mais si les hommes racisés sortaient des dingueries du niveau des expressions “masculinité toxique” ou “toxicité masculine”, ça ferait la Une de tous les médias bourgeois.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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“Redéfinir quelques concepts économiques et féministes” (CW marché de l'immobilier, racisme, homophobie, et sexisme populaires) (3/3) C'est pour cette raison – le caractère dégradant et accusateur d'un lexique neo-militant envers les hommes, présumés valides et cis – que j'appelle à trouver une alternative à l'expression « toxicité masculine » de toute urgence – mais, encore une fois, le problème n'est peut-être pas tant la manière de nommer un phénomène que notre perspective plus générale sur la masculinité et sur le patriarcat. Au lieu d'appeler les hommes à devenir des « allié·es » et à travailler sur leur « masculinité toxique », ce qui impliquerait, pour tou·te salarié·e n'ayant pas une licence de sociologie, qu'une part intrinsèque à la masculinité et donc aux hommes serait toxique (ce qui s'appelle, en sociologie, une souillure), nous pourrions parler de masculinité modélisée, isolée, ou – quitte à militer en gardant une main libre – de masculinité anome ; et à défaut d'accompagner les hommes vers une forme d'émancipation, de mettre en avant de meilleurs modèles masculins (big up à la sœur ayant fait un fil sur Twitter dans cette optique, elle s'est fait défoncer), au moins d'encourager, de favoriser, et de développer les infrastructures, les médias, la culture allant en ce sens.

Cette constitution d'un jargon ayant tous les aspects d'une oppression inversée donne bel et bien lieu à son interiorisation et à son acceptation des hommes, ou des propriétaires immobiliers, à travers leurs caractéristiques individuelles minoritaires : un homme se percevrait précisément comme toxique ou médiocre car il serait handicapé, racisé, homosexuel refoulé, ou une femme trans dans le placard ; une propriétaire de logements locatifs ne se percevrait pas comme un parasite social mais comme une mauvaise épouse – trop mauvaise cuisinière, trop frigide – ou comme une mauvaise mère… Il ne s'agit pas de défendre le marché locatif et ses actaires mais de défendre l'impossibilité de faire du militantisme de gauche en ayant des pratiques de droite ou d'extrême-droite ; sinon, si nous harcelons des militantes ou des personnes handicapées au nom de Karl Marx et de Louise Michel, notre travail militant restera quand même objectivement un travail militant d'extrême-droite. Il en va de même pour une grande défaite sémantique, l'acceptation de la personnification des concepts de droit d'asile, de chômage structurel, de violences policières, de délinquance, de modèles économiques extractifs, ou de privatisation, et donc de la manière de nommer et de considérer la réalité, même au sein de nos propres organisations, qu'ont défendu les obscurantistes féodaux puis capitalistes.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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“Redéfinir quelques concepts économiques et féministes” (CW marché de l'immobilier, racisme, homophobie, et sexisme populaires) (2/3) La relation entre les locataires et les propriétaires reste donc une relation de parasitage, au sens littéral du terme, dans la mesure où elle n'est qu'extractive, où les propriétaires ne créent pas, ou seulement à titre exceptionnel, de valeur. (La personne à laquelle je pense consacre beaucoup de temps, d'argent, et d'énergie à la décoration et à la rénovation de son patrimoine, mais les appartements que j'ai loués étaient tous des poubelles en comparaison – pensez-vous, mon logement n'a même pas de douche fonctionnelle, et la régie a demandé à la société de recherche de fuite de m'envoyer le devis.) Évidemment, lorsque l'on parle de parasitage social, on a en tête des systèmes de relations impliquant l'État, les milliardaires, les pauvres, et le rôle souvent complice de la classe moyenne et des cadres ; on pourrait définir de la même manière le patriarcat, caractérisé par la complicité des hommes dans l'exploitation domestique et sexuelle des femmes. Plus que cela, je vois les « petits blancs » chers à tout programme de parasitage, du « petit peuple » de Pétain aux électaires de Trump, figure d'Épinal reprise sans vérification ni intégrité journalistique par Le Monde ¹, en passant par « l'homme blanc » de Bruckner ou encore par le poujadisme, comme un groupe tampon, équivalent social des professions intermédiaires, démographiquement minoritaire mais s'assurant de faire rentrer les femmes, les déviances sexuelles, et les immigré·es dans le rang, perméable à des idées et à des pratiques d'extrême-droite : des efforts considérables semblent donc déployés pour maintenir les hommes dans une forme de médiocrité masculine, des modèles masculins déplorables (on parle plus souvent d'Elon Musk que du dernier prix Goncourt) à toute une communication visuelle et spectaculaire (Debord, 1967) (clé de voûte de la modélisation) encourageant, avec de manière plus large les emballages jetables, les publicités de jouets, de voitures, de produits ménagers (couches, autocuiseurs, aspirateurs Dyson tellement masculins), les instituts de sondages, la privatisation de nos infrastructures de communication, etc. aux achats compulsifs, aux comportements débordants et
impulsifs, dont les débordements sur les réseaux sociaux ne font que
représenter leur rôle dans l'échec des pauvres à l'université ou encore dans d'autres formes d'addiction, ou de troubles du comportement. Ne peut-on simplement pas parler de masculinité sous emprise et, inversement, d'émancipation masculine ?

¹ On se rend compte aujourd'hui que les élections ont été volées par la suppression des bulletins de vote dans les quartiers démographiquement noirs, mais putain que l'article était bien écrit…
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Océane @oceane@peculiar.florist
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“Redéfinir quelques concepts économiques et féministes” (CW marché de l'immobilier, racisme, homophobie, et sexisme populaires) (1/3) J'ai quitté un proche, propriétaire de quelques logements locatifs, sur une dispute, après lui avoir dit que les propriétaires étaient des « parasites sociaux ». Le mot « sociaux » sert bien évidemment à dénoter une relation d'extraction économique entre un groupe social et un autre, les propriétaires ne produisant pas de valeur mais se constituant un revenu passif sur une dizaine de loyers ne devant légalement pas dépasser le tiers d'un salaire donné (mais pas d'un Smig, y compris pour des appartements de 20 m<sup>2</sup>).

La situation est un peu plus compliquée :

- Les propriétaires doivent rembourser des prêts immobiliers, dépendant donc du prix d'achat des appartements, et sont par ailleurs soumis·es à un impôt sur la fortune immobilière, ayant plus ou moins remplacé l'ISF (en partie car les propriétaires immobiliers restent discrèt·es sur leurs patrimoines, ce qui les empêche, comme les paysans parcellaires de Karl Marx, de se constituer en tant que classe sociale organisée, en tant que classe « en soi et pour soi »). Pris·es entre le marteau et l'enclume, iels ne s'auto-financent pas toujours, et la situation est bien évidemment stressante.

- Leur perspective reste de se constituer un revenu passif sur une dizaine de loyers représentant un tiers non pas d'un Smig, mais d'un salaire d'environ 1 500 € par mois (les loyers à Lyon étant d'environ 600 € pour des logements étudiants de 30 m<sup>2</sup>).

- Il reste une différence de condition assez importante entre un petit propriétaire immobilier et un porc comme mon dermato, qui facture 90 € des consultations de 10 minutes et qui n'achète pas des appartements mais des immeubles (ça élimine les problèmes de co-propriété).
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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'ai écrit un nouveau billet, et je dois encore en écrire un autre, JPP.

Bref, “Redéfinir certains concepts économiques et féministes” (
PDF)
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@rumi Ça va ?
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@rumi Je te demande un instant, j'ai quelque chose sur le feu
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@rumi Oh salut !
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Ne pas présumer le genre ou les pronoms de quelqu'un, ainsi que ne pas le mégenrer, ne pas le morinommer, deviennent progressivement une forme de savoir-vivre.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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La tragédie des communs (CW viol, RMS) (4/4) Il y a tout lieu de considérer que pris·es en tenaille entre des infrastructures de communication privées, à peu près aussi sociales que Bernard Arnault, et la prise de contrôle idéologique progressive de nos communs par une élite auto-proclamée et mutuellement légitimée de mainteneur·euses d'infrastructure technique, par exemple en administration système, en maintenance de paquets, en rapports de bugs, en production de code, au détriment de contributions à Wikipédia, ou de productions graphiques, audiovisuelles, écrites ; de théières infusées dans des fab labs où se mêleraient des formes techniques et non-techniques de contribuer à un web autant technique qu'institutionnel et culturel, les personnes de ma génération, ayant été à l'école au moment de l'émergence et de la découverte du web, partagent ma déception refoulée et un peu contrite, mon sentiment d'illégitimité face à un web en réalité hostile et inaccessible, les développeur·euses ne voulant de toute évidence pas faire communauté avec nous, dans un cadre associatif pouvant définir les devoirs et les prérogatives de chacun·e, et donc protéger l'ensemble de ses membres.

Nous avons perdu un fort pouvoir d'attractivité associative en abandonnant le web, d'une part, à des entreprises privées comme Google et Apple, qui ont en retour promu Twitter, Sina Weibo, et Facebook ; d'autre part, à la gouvernance d'un Stallman peut-être brillant sur les questions techniques, mais aussi autiste et complètement incompétent sur tout ce qui concerne justement les enjeux sociaux de la collectivisation ou de la privatisation de nos infrastructures de communication.
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