User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Je suis furieuse. Honnêtement la seule raison pour laquelle je ne suis pas en train de faire péter des trucs est que je serais la seule personne à comprendre pourquoi.

C'est justement là le malentendu sur la signification du mot radicalité : son objet n'est pas de promouvoir l'action violente mais un mode de connaissance qui pourrait mener à une remise en cause totale de l'ordre établi.
⭐1
1
0
0
1
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
stman a tort de croire qu'Amazon en particulier tenterait de le tuer. .@stman@mastodon.social a tort d'associer des accidents hétérogènes (Aeris qui se fait bouffer par un chien, une branche qui tombe devant l'ambulance censée sauver sa mère…) à un effort global pour le tuer, pour nous tuer. Et pourtant stman, et toutes les personnes devenues paranoïaques à la suite d'une addiction à Twitter, ont raison. Un effort global, concerté, produit d'alliances et de trahisons entre des groupes occultes, vise bel et bien à nous tuer.
⭐1
2
0
0
1
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Si vous ne l'avez pas déjà fait, lisez "La maltraitance numérique", c'est mon meilleur billet. Il détaille les moyens et les effets de l'addiction à Twitter qui, aujourd'hui encore, me paraissent les plus saillants : tilde.green/~diane/billets/20230617t175148--la-maltraitance-numérique__a4_billet_capitalisme_classisme_fr_maltraitance_politique_techsoc_tic/.

C'est ce que Twitter fait à ses victimes. J'y mentionne la notion foucaldienne de biopouvoir, soit pour le citer à peu près, l'usage de la psychanalyse, de la psychatrie, de la sociologie, et des sciences sociales afin de dresser les corps et les esprits et de les rendre dociles et soumis.

Tout ce qui nous arrive est déjà documenté, par des scientifiques voulant sans doute le bien de l'humanité. Les dirigeant·es des Gafams, mais aussi du groupe LVMH, d'Exxon, de ProtonMail, d'Arcelor Mittal,
etc. ont lu leurs travaux.

Les dirigeant·es des réseaux sociaux savent comment capter notre attention et nous maintenir dans une consommation-production circulaire de contenus. Les milliardaires détenant les média de masse sont bien entendu préoccupés par l'érosion de notre solidarité de classe, de ce qu'Émile Durkheim aurait qualifié (au cours d'une vie intellectuelle particulièrement belle et brillante) de communauté morale, ce que je qualifierais notamment de conscience de genre – le masculinisme, historiquement syndical et de gauche, et le féminisme.

Pour le dire simplement, la masculinité et la féminité seraient des genres en soi. Le masculinisme et le féminisme seraient des genres pour soi.

La bourgeoisie s'y attaque avec un certain succès en ce qui concerne les hommes. En face de moi, une femme maquillée dans une robe en jean, sexy mais élégante, et son conjoint en t-shirt et en sneakers. Ne me lancez pas sur la conscience de genre des personnes trans dans le placard.
⭐3
1
3
0
3

User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
ProtonMail sait par ailleurs, comme tout le monde, que les injonctions contradictoires rendent les enfants paranoïaques (c'est de la psychanalyse). Si un·e adolescent·e tente de dissimuler son addiction d'une personne dont elle dépend matériellement, pour son alimentation, son hébergement, ses études ou autres, c'est littéralement pour ne pas devenir paranoïaque.

Les personnes paranoïaques sont leur audience-cible. (Cela dit en passant,
continue de promouvoir au détriment du DIME car ce standard est coûteux et complexe à implémenter, même pour elleux, et limite donc l'entrée d'entreprises concurrentes sur le marché. Même après sa version 4.0, cette entreprise reste fondamentalement nocive.)

Et donc, au début des années 2000 après la racine du problème : on commence à utiliser des navigateurs web pour modifier des documents web. Mais ces documents permettent notamment de communiquer et de socialiser. Apparaissent donc de premières incitations à dégrader le contenu même de l'internet.

Le web est OK-tier : il permet de trouver et de consulter des documents. C'est un protocole conçu en lecture seule, comme le premier iPhone était conçu comme un appareil en lecture seule (personne n'était assez frappadingue pour croire que les gens voudraient faire des PDFs sur des écrans tactiles).

Et puis l'éditeur du projet Nimbus,
, est entré dans le marché avec de faux airs de bidouillabilité. Et avec un marché d'applications. Android serait donc le système d'exploitation pour les bidouilleur·euses, les *power users* ? Allons bon.

(Il est bien évident que ce n'est pas un ordinateur si ce n'est pas Turing-complete et modulable, mais les appareils Android ne sont vraiment modulables que si ça convient à Google – pas en ce qui concerne l'export des données ou la création d'un réseau de blogs décentralisé, avec Garage ou haunt par exemple. En sus du marché d'applications F-Droid, il faudrait rooter son téléphone, ce qui est déjà un jeu constant du chat et de la souris avec cette entreprise. Je me demande pourquoi elle fait ça ?)
⭐1
1
0
0
1
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
(Hihi, je vais vous donner la réponse : parce que votre amalgame du web à l'internet repose sur une absence totale de dignité de votre part.)

(Un logiciel représentant un tout autre paradigme, malgré ses défauts et surtout son manque de financement, est GNU Emacs. Installez
, traînez dans nos communautés sur l'XMPP, découvrez Org-mode, Skribe, Denote, Haunt, et mettez-vous au défi .)

(En commentant le développement de la puissance nucléaire française, De Gaulle aurait dit à peu près "Je veux que d'ici la fin de l'année on soit capable de tuer deux cent millions de Russes. Je ne crois pas que l'on s'attaque le cœur léger à un peuple capable de tuer 200 millions de personnes." Bah si tou·tes les libristes donnaient 10 € à chaque fois qu'iels seraient satisfait·es par un bon logiciel ou frustré·es car ielles n'arriveraient pas à l'installer, par exemple parce qu'il serait encore trop expérimental ou manquerait de moyens, on aurait de quoi faire perdre 200 milliards d'euros à la bourgeoisie française d'ici la fin de l'année.)
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Enfin, en raison notamment de l'adhésion de leurs dirigeant·es à la pseudophilosophie haineuse d'Ayn Randt, consistant en résumé à promouvoir un modèle de société dans lequel des millardaires concevraient une machine à mouvement perpétuel détruisant l'humanité et en blâmeraient les pauvres, ces entreprises sont conçues pour être à peu près potables pour les cadres et infernales pour les pauvres, notamment en raison de dispositions respectivement scripturales-scolaires et orales-pratiques (c'est pas moi c'est Lahire). Pour les mêmes raisons qu'iels n'aiment pas écrire des emails, les pauvres sont plutôt mauvais·es sur le microblog ; il ne vous échappera pas que les influenceur·euses Instagram mobiliseront dans leur travail de réalisation/production de contenus, mais aussi dans leur mise en scène d'Instagrammeur·euses « propres » des dispositions de cadres (ce qui peut d'ailleurs, AMHA, amener leurs audiences à développer les dispositions mises en scène, mais je digresse).

Pour donner un autre exemple, de nombreuses biographies ressemblent au fond à des CV de cadres…

De la même manière, ces plateformes cibleront des personnes vivant déjà dans un relatif isolement social ; si de nombreux·ses adolescent·es rêvent de faire des IRL avec leurs mutuals (et si certains syndicats étudiants ne sont malheureusement que des IRLs de militant·es Twitter), c'est peut-être avant tout pour apaiser leur souffrance.
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Le décor étant posé : la bourgeoisie française a vu dans la maltraitance numérique, comme elle voit dans la maltraitance scolaire ou dans la baisse des allocs, une manière d'inciter les pauvres à se maltraiter mutuellement et donc d'éroder notre confiance mutuelle, notre conscience de classe. De manière presque mécanique, elle a promu Twitter (et à ce titre ses médias ont été épinglées pour publicité dissimulée).

Seulement, la maltraitance scolaire ne prend place que dans de petits groupes ; or attirer l'attention d'une masse impersonnelle et gigantesque, fut-ce d'une manière prédatrice, revient par définition à tenter de résoudre un problème social. Afin de servir leurs propres intérêts économiques, publicitaires, qui ne sont rien d'autre que le concept marxiste des intérêts de classe, Twitter, Facebook,
etc. ont utilisé le biopouvoir pour faire développer des symptômes de TDAH à leurs victimes.

Elle se trouve donc avec environ 5 % de la population des États du Nord, soit (si l'on considère les 4,3 milliards d'adresses IPv4) 200 millions de syndicalistes en puissance, avec un TDAH et une profonde rage de vivre.

La solution à ce problème est à l'origine de celui dont je parle, les théories du complot en ligne qui, sous des formes paranoïaques, intègrent assez souvent des délires de violence et un fétichisme des armes à feu : les victimes de maltraitance numérique ont des raisons fondées de penser que l'ordre social, le capitalisme, serait dirigé par un groupe occulte, les détentaires de capital, souhaitant dans l'idéal pouvoir les éliminer. S'iels ne contrôlent pas leurs ordinateurs avec des portes dérobées et des failles de sécurité dites « zero-day », iels contrôlent effectivement leur rapport à l'informatique.
⭐1
1
0
0
1
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Selon Lawrence Lessig, le changement social viendrait du marché, de la technologie, des normes, et de la loi. Les victimes de maltraitance numérique ne resteraient donc humaines que temporairement et légalement, et tout semblerait indiquer des tentatives de production d'une nouvelle catégorie de surnuméraires.

De nombreux indicateurs pointent vers une tentative de création d'une catégorie sociale de personnes infâmes, maltraitées, pauvres, et malades mentales. Sans parler d'une réinstauration des « dépôts de mendicité » (dont le taux de mortalité annuel était, selon Robert Castel, de l'ordre de 20 %), la maltraitance numérique aggrave les risques de décrochage social, et donc de déconnexion des noyaux de solidarité que sont la Caf, l'assurance maladie, France Travail, et son employeur, au risque de rater ses études ou/et de perdre son logement.

En défendant stratégiquement leurs patrimoines économiques du point de vue de la guerre des classes, les familles bourgeoises françaises ont promu les réseaux sociaux, qui ont défendu les leurs en conditionnant 200 millions de pauvres à tenter de résoudre des problèmes sociaux et à développer des symptômes de TDAH. Maintenant 200 millions de personnes dont l'espérance de vie peut déjà être particulièrement réduite représentent 200 millions de problèmes pour la catégorie sociale la plus puissante sur Terre, ayant donné son nom à notre nouvelle ère géologique, le Capitalocène.
⭐2
1
0
0
2
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
J'appelle les commentataires des phénomènes numériques à se pencher sur la CNV et sur la théorie des « bonnes raisons » de Raymond Boudon : comme en science, si tout ne mérite évidemment pas d'être publié, personne n'a tout à fait raison ni tout à fait tort.

Je vois des personnes se déchirer mutuellement sur ce réseau, dans des tentatives désespérées de surmonter leurs traumatismes et de répondre à des besoins leur permettant directement et délibérément de mieux militer, souvent au détriment d'elles-mêmes.

Certains hommes comme Gérald Bronner ne nous respecteront qu'en ayant peur de nous porter atteinte, et avec eux faire preuve de plus de douceur que de fermeté peut être aussi agréable qu'avec n'importe qui d'autre, mais complètement improductif. La situation est très différente avec Mastodon car on n'a pas affaire à un phénomène social mais psychiatrique ; faire du
jackal sur Mastodon revient très littéralement à maltraiter des personnes handicapées et malades mentales. Gardez-le pour Bronner ! Bronner est une quiche.
0
0
0
0