Mais la crise de la presse est avant tout une crise de l'internet, une colonisation de nos espaces communautaires par des prédateurs qui viennent chercher nos enfants au berceau (et je rigole pas, j'ai déjà vu des enfants dans des poussettes sur Candy Crush – ils ne savaient même pas parler mais ils te faisaient des scores de malades) au point où littéralement, nos espaces communautaires existent à travers des zones physiques privées, les centres de données, sur lesquelles ces organisations, dont la plus proéminente est considérée par l'ONU comme ayant joué un rôle essentiel dans le génocide de Myanmar, considérée par moi comme fondamentalement et essentiellement un réseau de trafic d'êtres humains, disposent d'un arbitraire absolu.
La crise de la presse, c'est notamment la crise d'une perte de confiance et de qualité due à des impératifs court-termistes de référencement en ligne, ainsi que la subordination matérielle de notre presse à ces mêmes infrastructures privées. Concrètement, Mark Zuckerberg est le boss implicite d'un bon nombre d'auto-entrepreneur·euses, ainsi que de média pure players.
(Et un jour vous vous demanderez pourquoi le sucre est associé à l'enfance, les bonbons, les pains au chocolat etc., mais je m'égare.)
Pourquoi développer une culture du don quand Facebook développe gratuitement des infrastructures de communication, sur lesquelles on peut gratuitement lire des abruti·es partageant des posts que l'on sait faux, mais bien sentis et donc à ce titre particulièrement « bankables » en attention ?