J'ajouterais que des solutions alternatives existent. Contrairement à une conception intuitive de notre addiction aux réseaux sociaux (on a eu, ou on a d'autres addictions, qui ne se résolvent pas aussi facilement), il suffit de remplacer leurs cas d'usage par autre chose et paf, l'addiction s'envole.
- l'IRC, - les tildes, - Diaspora*, - Emacs (et lem.el, Nyxt – voir à ce sujet la planète Emacs et Irreal), - les flux RSS (Elfeed, Newsboat…), - Gemini, - bloguer (par exemple sur Plume, Write.As, ou Ghost – voir, à ce sujet, le défi #100DaysToOffload), - Org-mode, - des générateurs de sites web statiques comme Hugo, Pelican, ou haunt, - denote/notion/obsidian/logseq/roam-research…
Bref, on peut socialiser, publier, enregistrer/organiser/hiérarchiser ses idées, etc. avec des solutions alternatives aux réseaux sociaux, et à chaque fois d'une manière bien plus efficace. De bon·nes créataires de contenus sont sur Instagram, Mastodon, etc. mais ça ne les rend qu'accidentellement utiles (et, en fait, malgré eux)
Et je suis persuadée que le modèle du microblog spécifiquement vise sciemment à couvrir le plus grand nombre de cas d'usage possible, le plus mal possible. Il a sans doute été conçu pour ça et ce n'est même pas très compliqué à faire, c'est même le fonctionnement de base de bullying, faire croire à un·e élève désespéré·e qu'à force de subir des humiliations iel pourra s'intégrer à un groupe.
Dans la même veine, on n'a pas ce problème sur Mastodon mais pourquoi croyez-vous que Twitter affiche l'ancienne TL pendant quelques secondes avant de se mettre à jour ? Pour rendre ses utilisataires plus impulsif·ves. Le même phénomène est noté sur « les réseaux sociaux » (de manière un peu vague) ; ce déplacement de la fenêtre d'Overton – de cette fenêtre d'acceptation de technologies abusives – resserre l'emprise des réseaux sociaux sur leurs victimes.