Je viens de repenser (j'y repense périodiquement) à ce doctorant de Leila Schneps qui n'a jamais écrit ni soutenu, et a dû voir sa "directrice de thèse" 3 fois en 3 ans puisque madame Schneps ne mettait jamais les pieds dans son labo de rattachement au milieu des vaches, elle était trop bien installée rue d'Ulm pour daigner respirer l'air de Besançon.
Vu que j'aimais beaucoup cette personne et que je pense qu'il était potentiellement un très grand mathématicien (elle le pensait probablement aussi d'ailleurs, elle n'était pas du genre à s'abaisser à encadrer des rigolos), je lui en ai longtemps voulu très fort, mais en vieillissant j'englobe dans ma haine les braves gens qui dirigeaient le labo de Besançon et qui la laissaient "encadrer" des gens qu'elle ne voyait jamais, et regardaient le naufrage sans jamais protester, sans jamais faire un geste.
Oui, c'était avant les écoles doctorales et ça fait que contrairement à beaucoup de collègues qui trouvent que les ED les empoisonnent, je trouve que les ED sont un progrès formidable (pour finir sur une touche positive).