viol (rasoir d’Ockham et logiciels libres, 2/3)
On pourrait dire que les multiples s’opposeraient aux simples, des objets n’ayant qu’une entrée et qu’une sortie, tellement simples que leur unique fonction serait évidente et indiscutable : en détricotant le raisonnement des accusations abusives pour viols, on se rend compte que la plupart des violeurs sont relaxés et que la plupart des plaintes sont classées ; que les victimes risquent de la répression judiciaire – diffamation – et même envers leurs réputations, pour avoir osé parler ; la part d’accusations abusives est de la sorte infinitésimale ; les femmes savent par ailleurs que de fausses accusations porteraient directement atteinte à l’ensemble de leur groupe, et les exposeraient à davantages de VSS ; en somme : si l’on détricote le raisonnement en une série de simples, alors le rasoir d’Ockham nous commande de croire la victime en premier (et évidemment d’écouter le violeur présumé, en accordant crédit à sa version des faits, en second lieu).
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Pour prendre un autre exemple, nous sommes régulièrement enjointts à utiliser des mots-clés. Leur usage sous forme de hashtags est emblématique d’encouragements à enfreindre le rasoir d’Ockham, puisque les objets sont définis en traçant une limite, en les délimitant des autres. Sur mon blog, un mot-clé permet de voir et de comparer tout ce que je dis sur un sujet : je peux référencer ou non un billet récent dans un billet plus ancien, amendant ce que je disais dans le précédent ; mais je peux aussi étiqueter ces deux billets pour les référencer l’un par rapport à l’autre. À ce titre, l’usage du hashtag encourage des usages de Twitter non conformes à nos objectifs et à nos valeurs.
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