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Océane @oceane@peculiar.florist
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Au fait : Marie Peltier fait de la recherche, sans attache institutionnelle visiblement, mais elle est chercheuse, et les personnes qui l'attaquent sur ce titre qu'elle n'a jamais revendiqué, seulement accepté pour ne pas froisser des journalistes, n'ont au mieux aucune compréhension du sujet. Si ce n'est pas autoritaire, misogyne, et proche de l'extrême-droite, c'est au moins ridicule.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Faire de la recherche, c'est organiser une partie de sa vie autour de la conceptualisation de phénomènes propres à une discipline, en se basant sur son épistémologie (sa théorie de la connaissance) et sur ses méthodes et ses outils.

Conceptualiser, comme je l'ai déjà écrit, c'est tout simplement ajouter à l'état de l'art la démonstration d'en quoi des phénomènes peuvent être liés et solidaires, animés par une logique sous-jacente, alors qu'ils ne le semblaient pas de prime abord.

Si tu as un blog, tu peux faire de la recherche. Si tu es enseignante dans le secondaire, tu peux faire de la recherche. Si tu écris des livres, tu peux faire de la recherche.

Ce qu'il te faut, c'est :

1. une discipline,
2. une épistémologie, et
3. une méthode et des outils.

Tu peux être influenceuse Instagram et faire de la recherche, pourvu que tu publies
quelque part quelque chose qui n'était jusque-là pas dans l'état de l'art.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Marie Peltier n'aurait pas le droit, par exemple, de s'arroger le titre de maîtresse de conférences ou de professeure d'histoire, et ce n'est pas ce que les journalistes disent d'elle. Iels disent qu'elle fait de la recherche. Elle fait de la recherche.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Dans l'épistémologie on a bien évidemment la question de l'apport d'éléments de preuve et Marie Peltier apporte des éléments de preuve, donc on ne peut pas la disqualifier pour ça (contrairement, par exemple, à un Acermendax dénigrant tou·tes celleux qui font mieux que lui).

Ça s'appelle, roulements de tambours, la recherche citoyenne. C'est une forme totalement reconnue et légitime de recherche, les chercheur·euses rattaché·es à une institution quelconque (une UFR, un laboratoire…) reconnaissent les travaux de citoyen·nes-chercheur·euses et s'iels doivent d'abord, comme pour toute autre forme de recherche en fait, en délimiter la portée et en éprouver la solidité, iels s'appuient sur leurs travaux comme iels le feraient sur ceux d'un·e chercheur·euse au CNRS par exemple.

Je ne pense pas que cette forme spécifique de recherche prendrait physiquement autant de place dans un livre que celle d'un Bernard Lahire par exemple, mais ça ne rend pas cette recherche moins pertinente ou moins légitime, seulement plus simple (à la suite, en sociologie, d'un Raymond Boudon, grand défenseur du rasoir d'Occam) et donc paradoxalement plus accessible au grand public.
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