Dans l'épistémologie on a bien évidemment la question de l'apport d'éléments de preuve et Marie Peltier apporte des éléments de preuve, donc on ne peut pas la disqualifier pour ça (contrairement, par exemple, à un Acermendax dénigrant tou·tes celleux qui font mieux que lui).
Ça s'appelle, roulements de tambours, la recherche citoyenne. C'est une forme totalement reconnue et légitime de recherche, les chercheur·euses rattaché·es à une institution quelconque (une UFR, un laboratoire…) reconnaissent les travaux de citoyen·nes-chercheur·euses et s'iels doivent d'abord, comme pour toute autre forme de recherche en fait, en délimiter la portée et en éprouver la solidité, iels s'appuient sur leurs travaux comme iels le feraient sur ceux d'un·e chercheur·euse au CNRS par exemple.
Je ne pense pas que cette forme spécifique de recherche prendrait physiquement autant de place dans un livre que celle d'un Bernard Lahire par exemple, mais ça ne rend pas cette recherche moins pertinente ou moins légitime, seulement plus simple (à la suite, en sociologie, d'un Raymond Boudon, grand défenseur du rasoir d'Occam) et donc paradoxalement plus accessible au grand public.