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Océane @oceane@peculiar.florist
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On parle de doomscrolling mais pas de doomposting ?

(Alors que ça va ensemble, selon moi, c'est la double exploitation des utilisataires de récènes)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Et là si on commence à conceptualiser le doomposting, bazinga, on commence à mieux comprendre certains discours sur la « haine en ligne ».

Par exemple, cette double exploitation concerne plus particulièrement les personnes en quête de réconfort, notamment en milieu scolaire, et donc notamment aux élèves exposé·es à des plafonds de verre…

Ils s'en prennent à nos enfants putain.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Dans les années 2010, la promotion des récènes, sous forme de publicité dissimulée (aux yeux de l'État, pas des téléspectataires) s'est articulée à une campagne ignoble de diffamation des jeux vidéo, de l'art populaire, ce qui a eu différentes conséquences, dont un biais d'intention hostile, la présomption d'intentions hostiles envers nos pairs…

Ce qui a eu pour effet, effectivement, de dégrader le lien social dans notre pays, de fragmenter notre camp social, le camp de celleux qui bossent.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Nos adolescent·es (dont moi, à cette époque) auraient pu puiser un réconfort face au phénomène endémique du harcèlement scolaire et plus généralement de la maltraitance scolaire et du plafond de verre dans l'art, dans les jeux vidéo, dans les mangas, dans les bandes dessinées ; nous aurions pu créer de petites communautés de passionné·es, de joueur·euses, d'otakus, et y trouver des ressources pour survivre en milieu scolaire.

Mais à la place, on nous a promu les récènes, on nous a donc incité·es à chercher du réconfort dans des infrastructures de maltraitance numérique et de production active et délibérée de haine en ligne, afin de nous empêcher de lire, de nous empêcher d'utiliser le numérique pour se renseigner sur nos intérêts de classe ; et cette quête de réconfort produisait une frustration qui appelait à son tour à une quête de réconfort, en cycle sans fin.

On nous a dévié·es d'une chronologie où l'on prenait progressivement conscience de nos intérêts de classe grâce à l'internet, et ActivityPub y est une réponse, quitte à aggraver les phénomènes de maltraitance scolaire, à faire démissionner l'école populaire de son rôle éducatif (les bourgeois·es s'y étant de toute façon toujours opposé·es), quitte à littéralement tuer des adolescent·es, des enfants de pauvres, de toute façon.
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