Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Évidemment si vous recevez une aide financière de vos parents pour vos études, ce post ne vous concerne pas.
Mais il n'est pas normal que le développement d'un client pour un protocole absorbe plusieurs centaines de fois le budget d'une asso comme, au doigt mouillé, le projet GNU ou Krita, et il n'est pas non plus normal que ce budget doive venir de rentes publicitaires, mais je me répète encore.
Vraiment je vais être pénible, mais si les libristes sur ce réseau donnaient même 10€/mois à une asso on aurait facilement un million d'euros par mois pour développer des alternatives crédibles à Adobe ou Google (y compris pour progressivement transitionner hors du web). Un autre intérêt est évidemment l'absence de paywall : que des personnes précaires aient des logiciels de qualité professionnelle sans avoir à payer elles-mêmes.
Oui y a des trucs de conversation instantanée mais là je parle d'une illusion de communauté, produite par les notifications d'approbation, pour des publications.
Je parle des publications, des photos postées, des stories, et des reels.
Tout ça fait du mal à ses victimes, et si vous êtes sur Instagram vous pouvez mettre tout le déni que vous voulez mais vous en souffrez. Moi j'ai pas d'ami·es donc c'est beaucoup plus simple, j'en ai pas besoin (j'ai mon chéri, ma mère, mes camarades de promo, et 2-3 vrai·es ami·es que j'appelle toutes les trois semaines pour prendre de leurs nouvelles, à l'ancienne.)
Je veux dire y a pas de métaphores de coprésence sur Instagram donc ce site web donne à ses victimes des outils pour surveiller qui a vu leurs stories, et ça crée de l'angoisse en plus et donc du drama
Et là on retourne au rôle des moteurs de recherche qui est de remplacer des communautés puisqu'il n'y a pas de communautés sur les récènes (des communautés peuvent s'en servir, mais pas y exister en soi, ce n'est pas, désolée d'insister mais c'est mon meilleur exemple, IRC)
« Oui mais le Joueur du Grenier il a dit qu'Harley Quinn ne pouvait pas s'émanciper du Joker »
Oui bah il est peut-être pas tout à fait déconstruit et peut-être qu'il aimerait bien et donc qu'on pourrait lui donner des pistes à ce sujet au lieu de lui reprocher un tweet mais bon.
Oui, cette culture du reproche nuit à notre cause puisqu'à la fin même moi je sais pas si un·e artiste est devenu·e infréquentable pour avoir agressé ses danseur·euses ou parce qu'un tweet a été partagé 2000 fois.
Donc si ça a une quelconque valeur à vos yeux, ce que je dis là est le résultat d'un changement de rapport à l'écriture qui vaut un passage de 9/20 à 14/20.
Pour donner un exemple, mes deux billets les plus partagés, « La maltraitance numérique » et « La spectacularisation de l'humain augmenté », sont avant tout des reproches. De bons reproches. Des reproches sourcés. Mais le premier billet est une critique intransigeante des récènes, tandis que la seconde est au contraire une critique plus nuancée de la contribution de l'usage du calvinisme dans la communication d'Apple, ainsi que dans une spectacularisation hollywoodienne de la critique cyberpunk (qui me semble un peu essorée et je crois que l'on pourrait passer à autre chose mais bon), à des formes de dépression chez les utilisataires de GNU/Linux (typiquement sur 4chan).
Ce ne sont pas des billets comme « Blog ou microblog ? » où au contraire, j'essaie de désacraliser le blog, et de dire que tout le monde serait légitime pour bloguer, il faut juste les bons outils mais vas-y Titouan, si t'as quelque chose à dire tu peux (et devrais) en faire un PDF, ça t'habituera à l'écriture.
(Depuis le début de mon défi #100DaysToOffload je suis passée de 8-9/20 pour mes exposés à une première note pour mon exposé de 14/20.)
Il y a une vraie culture du reproche sur ce réseau, que l'on reproche à des personnes de partager n'importe quoi ou que l'on reproche des comportements plus généraux, certains tout à fait problématiques, mais représentant en eux-mêmes cette culture du reproche.
Merci pour votre contribution à la cause camarades, grâce à vous des journalistes de bureau peuvent voir de jolies courbes, parler de ce média, et donc contribuer à augmenter ces jolies courbes, sans avoir jamais lu un livre de recherche fondamentale sur la socialisation ou le plafond de verre, ou même un classique franco-français comme « La Distinction » de Bourdieu (1979).
Mais la plupart des messages ici sont des mensonges. À titre personnel, je me suis brûlée ici, et mon usage de ce réseau a fait du mal à mon chéri.
Je sais pas quoi dire sur les sanctuaires de Breath of the Wild, à part « c'est mieux qu'un réseau de messages se reprochant mutuellement de contribuer au mensonge que l'on pourrait publier à une audience qui serait, en elle-même, une communauté ».
Haha je fais une citation sans en être trop sûre, je me relis, je me rends compte que j'en ai oublié une, je me rends compte que je mélange deux formats de billets sur mon blog, je reformule, je me rends compte que les deux exemples étaient inutiles.
Ceci étant dit : je promeus IRC avec une image jointe à un post de microblog, ce que je considère déjà comme un mensonge. Ce fil est un autre mensonge. Dans quelle mesure puis-je lutter contre le principe du mensonge à travers le principe du mensonge ? (Comme toute idée de communauté sur le microblog est un mensonge : vous êtes une audience. L'idée de communauté endogène au microblog, la possibilité de se répondre, sont des mensonges.)
Juste dans un format simplifié parce que je suis étudiante en socio 😁
Je ne dis pas que vos messages ici mériteraient d'être publiés sur un blog, je dis juste que quand un post dépasse un paragraphe il mérite par définition d'être un billet de blog (les threads font partie de l'EEE des blogs et tout ce qui touche aux fils et aux mentions montre un vrai besoin pour ce format, mais aussi un besoin de le désacraliser et aussi des besoins communautaires…
Il en va de même concernant la TL, elle ne sert à rien, et si les gens nous lisent comme ça il faut poster dessus mais aussi sur notre propre site où les gens peuvent nous lire, par exemple, avec un lecteur de flux Atom, ou simplement en consultant la page. C'est de la complexité en trop et ça crée des dynamiques d'emprise entre Twitter par exemple, ou même Mastodon, et ses utilisataires.
Mais bref je développerai plus tard, je sais pas si vous avez lu mes pièces jointes mais elles font entre 1 et 3 pages (je ne me suis pas citée pour vous dire “regardez j'ai écrit un truc”).
@uneheuredepeine Bonjour faut qu'on parle de l'IndieWeb svp. Vous pouvez publier sur votre site web (ou sur unbon.cafe, c'est simplissime) et en même temps sur votre compte Masto grâce à une astuce simple de mère de famille (et un peu de shell)