Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
C'est juste super triste de voir des gamers s'exciter pour un clavier à 300 balles dont le firmware est fermé, alors peut-être qu'iels sont riches et que ça correspond exactement à leurs besoins, que 300 balles serait une bouchée de pain pour elleux, mais quand tu vis sur un Smig voire moins, c'est clairement de la surconsommation, pas par rapport aux capacités de la planète mais par rapport aux tiennes en fait.
Encore une fois, j'ai fait ça par rapport à GNU/Linux, et ben… Ça pique. C'est pour ça que je défends maintenant des logiciels libres contre l'open source, de manière peut-être un peu injuste (je fais attention à ce que je dis quand même).
Avec un clavier méca à firmware ouvert, ce qui est le strict minimum dans le milieu, je peux par exemple le reconfigurer pour convertir une disposition qwerty classique en disposition Bépo, avec des touches en bleu, et puis sur la couche du dessus, pourquoi pas remapper les deux rangées de droite pour les afficher en jaune et contrôler la couche sur laquelle je suis, et les touches restant pour paramétrer une station de mixage. Encore une fois, si ça ne vous sert à rien, ne faites pas ça, ce sera un facteur de dépression supplémentaire. (Comme en ce qui concerne l'usage de gestionnaires de fenêtres quand on est étudiante en socio 😉)
Rien à voir, mais je suis sûre qu'il y a un taux endémique de dépression dans les gamers payant 100€ de plus pour des claviers méca dont les leds sont contrôlées individuellement, afin de reproduire l'ambiance de l'écran.
Ce n'est pas seulement parce que cet intérêt pour les jeux vidéo traduirait et produirait en retour une fuite de la réalité, mais aussi parce qu'une technologie relevant à peu près de la même gamme de prix, pourrait faire tellement plus : par exemple, avec des touches de clavier transparentes, on pourrait programmer un clavier pour remapper certaines touches à certaines couches bien sûr, mais aussi pour colorer certaines touches, avec une couleur correspondant au niveau. On peut littéralement programmer un streamdeck ou même une station de mixage « bon marché », avec une quarantaine de touches, des boutons rotatifs… qui pourraient directement être montés sur la PCB.
Je ne dis pas que vous serez plus heureuxses en programmant un streamdeck sur un clavier méca si vous n'en avez pas besoin, mais que quand notre environnement n'a pas de prises, et c'est toujours un concept subjectif, donc si on n'en a absolument pas conscience, d'un point de vue strictement cognitif, elles n'existent pas, on tend vers la dépression. L'inverse de ce phénomène, c'est la rationalité, l'objet de toute connaissance : la cohérence minimale de l'action, par rapport à nos intérêts personnels, à nos valeurs, à nos affects, et à la tradition (Déchaux, 2002).
Si vous êtes en arrêt maladie pour dépression, par pour burnout hein, pour dépression, par pitié, profitez-en pour pirater des livres sur Z-Library, demandez-moi des recommandations de livres avant qu'il ne soit trop tard, et documentez-vous.
(C'est plus facile à dire qu'à faire quand on a une addiction aux récènes, et qu'elle produit un déficit d'attention. Je mets ma main à couper que de même, l'addiction aux récènes est associée à un taux endémique de dépression. Quant aux liens entre gaming, addiction aux récènes, et dépression, je préfère ne pas y penser.
Il a raison de pointer du doigt la gabégie que serait une censure de l'internet, et des récènes, au nom du bien-être des adolescentts. Il a raison de montrer que l'internet, et donc un accès à l'internet libre et non-censuré, est bénéfique à leur santé mentale, et à leur développement.
Je ne prétends pas que les récènes seraient un accès à l'internet libre et non-censuré, en tout cas pas quand tout encourage leurs utilisataires à publier des messages courts, qui ne sont que des commentaires de commentaires ; mais je suis d'accord avec lui, lorsqu'il considère que censurer l'internet, mettre en place un contrôle parental sur les appareils des adolescentts, ne pourrait qu'aggraver les problèmes qu'iels essaient de résoudre avec les récènes. À titre personnel, je pense que les troubles du rapport à l'information (« information disorder »), comme les TCA, viennent justement d'un contrôle abscon, sur des principes mal digérés, de l'accès à l'internet, par des personnes qui n'y comprennent rien.
Par contre, je ne prétends pas que ses arguments sur le plagiat seraient mauvais ou douteux. Seulement, je ne les comprends pas pour le moment, de la même manière que j'ai mis un peu de temps à comprendre ses arguments sur les récènes.
J'invite Mike Masnick à boire une tisane (l'auteur selon lequel les récènes ne feraient généralement pas de mal aux jeunes a publié un article défendant le plagiat, avec des arguments que j'avoue avoir du mal à comprendre)
Au fait, je me suis mise à envoyer des emails en texte brut, puis à ne citer que les extraits auxquels je réponds, et j'ai redécouvert les emails. Cf. useplaintext.email
Si quelqu'un vit mal ta tentative de pratiquer de la CNV, tu la pratiques mal, et tu n'as aucun droit de la lui imposer (auquel cas ça renvoie à un comportement autoritaire, à une difficulté de défendre ses propres besoins, soit par emprise soit par incapacité d'en exercer sur autrui pour le faire travailler à sa place, mais bref).
Si l'on se souvient de ces principes, et que l'on y réfléchit régulièrement, alors cela suffit à pratiquer de la CNV. Dans les faits, je n'y arrive pas car mon ex l'identifiait et refusait catégoriquement de la pratiquer, parce qu'il a été confronté à l'une des formes que je dénonce ici lors d'un intensif avec son école d'archi.
Cela dit en passant, la domination est incompatible avec la CNV, en l'occurrence se passer un bâton de parole est incompatible avec la CNV car :
- la CNV considère que toute insulte vient d'un besoin inassouvi, - si l'on pratique la CNV correctement, cela suffit généralement à servir d'exemple pour les autres, il n'y a pas besoin de contraindre qui que ce soit, - l'imposition de règles est fondamentalement incompatible avec la CNV car elle crée une distinction entre de « bonnes » personnes (qui méritent de punir) et de « mauvaises » personnes (qui méritent d'être punies). L'une des bases de la CNV est justement de rejeter ce « jeu de qui a raison et qui a tort » ; Marshall Rosenberg considère qu'il a fait suffisamment de mal, que les gens en ont suffisamment souffert.
Et donc je découvre que la CNV a été appropriée et captée par toute une fange de cadres ayant obtenu leurs diplômes dans une pochette surprise, ce qui est, je le répète, insultant pour les personnes comme moi, pour qui il serait plus facile de tout laisser tomber et de laisser leurs communautés caner.
Pour moi, la communication non-violente est un nom commun, pas un label. Tout ce qui est pertinent à dire à ce sujet concerne le désamorçage d'une situation conflictuelle.
Pour ces personnes, ça représente des focus groups à 10 000€ payés par l'Université Grenoble-Alpes pour la mise en place d'une charte antisexiste (j'étais dans le syndicat qui l'a mise en place), et donc des bouts de papier à donner quand on est d'accord avec quelqu'un (la camarade en a eu 3, ça l'a fait rire) et des papiers à froisser quand on est en colère.
Ou alors, se donner un bâton de parole et respecter la parole des autres. Bref, de la CNV de dominantts : si quelqu'un défend l'eugénisme et que je me mets en colère, je suis en tort car je ne respecte pas la CNV (restent deux solutions : embrasser la violence et s'en prendre directement à la personne qui nous impose ça, en lui rentrant frontalement dedans, ou au contraire pratiquer de la véritable CNV, ce qui serait compliqué mais ô combien bénéfique).