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)Ce livre raconte les dix ans d'expérience de l'auteure, professeure des écoles, à enseigner l'histoire à des élèves du primaire, en essayant de ne pas se limiter à un récit venu d'en haut.www.bortzmeyer.org/eleves-conquete-passe.html
C'est tout à fait passionnant. L'auteure, partisane des méthodes Freinet (mais avec nuance et sans en faire un dogme), essaie de ne pas se contenter de parler d'histoire aux enfants mais de les faire pratiquer un peu, en partant de sources. Évidemment, vu leur âge, ielles ne feront pas de recherche vraiment originale (et ne travailleront pas forcément sur des sources primaires) mais le but est qu'ielles comprennent que l'histoire, ce ne sont pas juste des dates qu'on assène d'en haut.
Et que l'histoire ne concerne pas que des rois et des généraux. Par exemple, lorsque l'auteure enseigne dans le quartier de La Villette, elle fait travailler ses élèves sur les anciennes usines du quartier, usine à gaz ou sucrerie, avec recherche d'informations sur les conditions de travail des différentes époques.Elle les emmène même voir des archives et comprendre ainsi avec quel matériau les historiens travaillent.
La difficulté est bien sûr de laisser les élèves assez libres (principes de Freinet) tout en les cadrant pour qu'ils aient les connaissances de base. Elle note que les élèves manquent souvent de contexte et, par exemple, lors d'un travail sur les lettres entre les soldats et leurs femmes et fiancées pendant la première guerre mondiale, un élève a demandé pourquoi ils ne s'appelaient pas par téléphone. Il faut donc fixer les époques et leurs caractéristiques dans l'esprit des élèves.
Une autre question émouvante portait sur la guerre d'Algérie, un certain nombre de ses élèves étant issu·es de l'immigration algérienne. Faut-il parler de la torture, sachant que le grand-père d'une des élèvs l'a fait ? Comment concilier l'importance de la vérité avec le souci de ne pas traumatiser les élèves ? L'auteure ne se contente en effet pas de gentilles généralités « les élèves sont créatifs, il faut les laisser faire », > elle détaille les difficultés, les nombreuses questions soulevées par cet objectif de liberté, et les solutions trouvées.
Bref, je recommande ce livre à celles et ceux qui s'intéressent à l'histoire et à l'éducation.
L’Office des étrangers a demandé au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides de révoquer la reconnaissance du statut de réfugié de Mohammed Khatib, coordinateur de l’organisation de soutien aux prisonniers politiques palestiniens Samidoun. C’est ce qu’indique la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Nicole de Moor (CD&V). L’Office a pris cette décision sur du rapport de l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM) qui le qualifie de « prêcheur de haine ».
Le CGRA va maintenant décider de manière indépendante ce qu’il convient de faire du statut de réfugié. Le secrétaire d’État expose que non seulement une personne déjà reconnu comme réfugiée peut voir cette reconnaissance être retirée, mais que la loi sur les migrations qu’elle soumet au gouvernement prévoit une plus grande marge de manœuvre pour l’Office des étrangers et le gouvernement : ils pourront demander la résiliation d’un statut de protection internationale sans limitation en cas de fraude ou « d’éléments nouveaux ».secoursrouge.org/belgique-menace-dexpulsion-contre-mohammed-khatib/