Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
@pronoia@wikipedia_fr Un content warning, c'est l'acronyme anglophone un peu passe-partout pour avertir les gens avant de parler de contenus potentiellement anxiogènes, énergivores, ou pouvant faire remonter des traumas.
C'est littéralement l'équivalent numérique de demander à un interlocuteur s'il consent à parler de viols, ou de génocides, de guerre, de violences policières, etc. C'est avant tout un principe de bienveillance demandé sur ActivityPub et suivi par le compte Wikipédia francophone.
@wikipedia_fr Je ne suis pas non plus sûre qu'un CW ne soit pas délétère, si ça ne déclenche pas de phobies particulières je ne vois pas de raison particulière de donner des idées à des personnes psychologiquement fragiles.
Pour ne rien vous cacher, je consens aux demandes de dépôt de cookies commerciaux et publicitaires d'acteurs en lesquels je fais confiance, comme Commown, Resonate, ou encore les Licoornes. Lorsque quelqu'un dit que l'opt-in à de l'agrégation statistique pose problème, il veut avant tout dire qu'il travaille pour le compte de prédateurs, dont il promeut les intérêts jusque dans des projets communautaires. C'est un avertissement, nous devons faire attention à des motifs récurrents et être prêt·es à l'exclure de nos espaces.
Je mets des CW dans la mesure du possible mais je vous rappelle que vous pouvez (et devriez) mettre en place des filtres, par exemple si vous ne voulez pas entendre parler de précarité, filtrez tous les posts contenant ce mot, ou alors filtrez tous les posts contenant les mots « précarité énergétique » ou « précarité étudiante ».
J'imagine que vous pouvez aussi mettre en place des filtres par liste, donc vous pouvez mettre mon compte dans une liste « comptes perso » et filtrer ce mot, mais pas dans une liste « comptes d'organisations » comme RAP ou Mediapart par exemple.
AAH – argentJ'ai remboursé 91,50 € de dettes chez @nubo_coop, j'ai acheté un Morphée Mood à 119 €, j'ai fait quelques dates avec mon chéri, je lui ai offert un magnifique vase en forme de fraise à 45 €, j'ai remboursé quatre mois de loyer, environ 40 % de mes dettes envers ma mère (qui m'a payé un mois de loyer et qui m'a vraiment fait des courses de subsistance, je mangeais des pâtes tous les jours car je ne voulais pas être un poids pour elle) ; et ça y est, j'ai dépensé 5 mois d'#AAH. Je considère même être plutôt bien logée pour une étudiante, puisque je n'ai jamais connu de précarité énergétique (je suis cliente d'Enercoop) mais lorsque j'aurai remboursé ma mère, avec une gestion serrée de mon budget, je pourrai payer mon loyer et mes factures, faire mes courses, et payer deux dates avec mon chéri par mois.
Et comme j'avais un peu de sous j'ai payé la caution pour un Fairphone 5 chez @commownfr, parce que je leur ai déjà demandé d'annuler la commande pour faire des achats plus raisonnables, et je l'ai regretté après. Plus qu'à attendre que l'appareil soit mainliné avec PostmarketOS et je pourrai aussi synchroniser tout ça avec Syncthing. (Ce n'est pas vraiment possible avec Android, justement pour limiter l'adoption des systèmes d'exploitation libres suivant la hiérarchie de fichiers standard.)
Je cherche aussi à acheter un eeePC car de toute façon, j'emporterai aussi mon clavier 40 % avec moi donc pourquoi ne pas tout synchroniser avec Syncthing.
J'ai acheté une boîte à œufs solide chez Biocoop, de 6 œufs plutôt que 10, car c'est plus léger et plus compact, et donc plus transportable. #TacticalGear
Btw le modèle d'Emacs (Nyxt, Lem…) est le seul modèle de clients Fediverse, compatible avec les protocoles décentralisés que nous reconnaissons comme tels (dans le sens où la définition du Fédi est une fenêtre d'Overton).
Un client Fédivers nous permettrait d'accéder à l'ensemble des protocoles accessibles depuis cette fenêtre à partir d'une interface universelle et comme je viens de le dire, c'est le modèle de logiciels d'Emacs. Vous aimez le Fédi ? Arrêtez de donner des sous à Mastodon, donnez-les à Nyxt à la place. Je suis sérieuse.
Si votre super projet open source crée de la violence, si le mansplaining y est un problème endémique, si les publications sont limitées en termes de taille, de format, ou/et d'export, ce n'est pas un projet Fédivers, on peut faire mieux et on fait déjà mieux depuis la création de l'informatique (c'est pour ça que des gens s'arrachent les cheveux dessus depuis plus d'un siècle).
Bref, je suis en train de construire ma propre base de connaissances et je ne nie pas l'intérêt de l'IA pour quelques cas d'usage, mais grosso modo la mienne repose sur des outils et sur des concepts antédiluviens – qui méritent de toute évidence un rafraîchissement d'UX, cf. Nyxt et Lem – et poutre les arguments de « vente » de ChatGPT et compagnie. Vraiment j'arrête d'utiliser Mastodon pendant une semaine et je déclare solennellement vos débats sur l'usage de l'IA caduques.
De toute façon je suis en train de mettre ça en place pour mon propre blog, avec des bouts de ficelle pour le moment, puisque comme l'a dit Épictète, « ne me décris pas ta philosophie, incarne-la »
Suggestion technologique assez jargonneuse de libération de la connaissanceJe dis ça pour flex et car je n'arrive pas à me concentrer.
Avec le format Denote, on pourrait assez facilement avoir une base de connaissances plutôt balaise et modulable, dans un format du style Timestamp--Titre__Autaire_Discipline_CourantAutoDéclaré_TypeDEntrée_CodeDeLangue_MotClé1_MotCléN. Les entrées pourraient être des billets de blog, des fiches bibliographiques dans ce style (CW rabbit hole technologique), ou encore des fiches exportables dans le format Beamer.
Ce format de nom de fichier permet assez facilement d'inclure et d'exclure n'importe quels mots-clés de n'importes quelles requêtes, par exemple avec des outils Unix classiques on peut dire à partir d'une base de fichiers plate « exporte-moi mes notes publiques dans ce dossier, mes billets publics dans celui-là » (pour laisser Hugo, par exemple, formater tout ça) et donc laisser les utilisataires d'une base de données publique filtrer leurs requêtes par autaire/discipline/courant.
Avec Git, on pourrait créer une base de données « plate » sur un site web quelconque, dans le style de la base de connaissances Org-brain de Yeti, ignorer les fichiers ni Org-mode ni Markdown, puis tout convertir dans les formats HTML et PDF avec le script .hooks/pre-commit, et ajouter un lien vers le PDF dans le document HTML.
Si on voulait être fancy on pourrait exporter des fonctionnalités de conversion et de tri des ressources de Nyxt vers le format WebAssembly avec Hoot, en faire une extension de navigateur, et se contenter d'une base de documents Org-mode directement lisible depuis une surcouche du navigateur Firefox, un peu comme Lagrange ; on aurait donc une base de fichiers Org-mode « plate », téléchargeable en un clic, permettant de sélectionner un ou plusieurs mots-clés, et intégrant l'ensemble des documents PDF pré-compilés par git.
Même sans ces sophistications, on pourrait mettre en place cette base de données très facilement, il suffirait vraiment d'un script pre-commit d'une trentaine de lignes à tout casser, d'un dépôt sur SourceHut par exemple (ou Forgejo auto-hébergée pour vérifier les adresses universitaires des contributaires), de réserver un nom de domaine sur Gandi ou Porkbun, et de le rediriger vers un serveur littéralement conçu pour héberger des fichiers statiques. Pour rendre ce début un peu moins hideux on pourrait partir sur une base HTML par défaut intégrant des liens de téléchargement /static/org.zip et /static/pdf.zip (ainsi que des liens vers les fichiers individuels), un dépôt public, et paf on implémente le travail du groupe Neuromatch Open Publishing sans IA (je dis ça en me moquant un peu d'un article publié dans La Recherche).