Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
@oschwand Mais littéralement c'est plus facile à mettre en place que d'imprimer des tracts. La partie la plus dure serait de déposer les statuts à la préfecture.
Bon écoute, je vais manger, je vais toquer dans quelques bureaux, et je te tiens au courant.
@oschwand On peut même mettre un flux RSS en place pour que les abonné·es se disent « oh là là il y a trop de MR tout le monde s'y met moi aussi je devrais m'y mettre », c'est d'ailleurs presque pris en charge par défaut par SourceHut, et éventuellement je ~peux~ voir avec quelques profs deter et associés à un minimum de renom s'iels seraient chaud·es pour s'y mettre.
D'ailleurs, maintenant que j'y pense, l'hébergement peut se faire directement avec les pages statiques de SourceHut.
@oschwand Parce que vraiment on prend les fichiers Org-mode, on les compile avec un fichier de config arbitraire, on rejette les MR avec des dépassements de marge, c'est collaboratif, décentralisé, horizontal, bio, vegan, et sans gluten.
Tu t'inscris sur la forge git avec ton adresse mail académique et paf, tu peux faire des MR.
On parle d'une cinquantaine de SLOCs dans un fichier .git/hooks/pre-commit et encore, je suis pessimiste.
@oschwand Typiquement je voudrais mettre en place un site web nommé recherche.ong qui serait une base de données plate de diapositives beamer issues de zettelkasten au format Org-mode gérés avec Denote, on a déjà la techno pour ça et on peut déjà monter une orga pour ça ; la BDD serait téléchargeable avec git, et les universitaires pourraient télécharger les résultats de recherche de leurs collègues par titres et par mots-clés (autaires, disciplines, labos, etc.) avec une simple commande find(1), ou autre.
Cette base de données serait dans le domaine public (ou sous licence "i'm so tired") et zbeulifierait les maisons d'édition traditionnelles, comme Elsevier ou autre.
Si t'es chaud on trouve un complice, on réserve le nom de domaine, et on construit ça ensemble. Je peux juste faire l'administration système pour le moment mais c'est déjà suffisant pour un prototype.
@oschwand C'est quoi ton labo ? Tu veux qu'on discute d'une infra numérique un peu moins éclatée qu'Instagram à mettre en place pour radicaliser tes collègues, ou pas ?
J'ai pas de projet précis en tête vu que je connais pas ton lieu de travail. Mais ça peut être un ensemble d'outils de communication internes old school, IRC, base de données plate ou autre.
@oschwand Sinon dans la liste des idées faciles quand j'étais sous ProtonMail, comme je me faisais plumer pour ça j'avais créé un groupe avec 120 contacts, auxquel·les j'envoyais mes notes de cours, prises à la main et retapées sous LaTeX. Je connais pas ton labo et je sais pas dans quelle mesure ça serait transposable mais je pense avoir vraiment contribué à une forme de solidarité au sein de ma promo et notamment envers mes camarades immigré·es…
@oschwand Hmm tu me paies un VPS je peux tenter de te mettre en place quelques infrastructures numériques frugales si tu veux – IRC, Cwtch, peut-être mailing list à la rigueur, demande-moi ce que tu veux et je te dis si ça vaut le coup de mettre 70/80 balles dans un VPS openbsd.amsterdam.
Pour le web, à moins de maintenir un blog statique tu peux oublier.
Je vous parle d'elle parce que bah, je lui ai donné des sous donc son bébé a de quoi manger, et je suis très fière de moi.
Je vais pas vous raconter ma vie mais j'essaie de me bouger pour ces réfugié·es, et j'ai obtenu de l'aide de la part de personnes sur lesquelles je savais que je pouvais compter (dans le sens de « statutairement on devrait faire ça, mais suis ton cœur et dans le pire des cas on demandera pardon en plénière »).
Des camarades quoi.
Je me vante pas systématiquement de passer 20 balles à des mendiant·es mais là je, je sais pas. Je crois que j'ai un crush mendical, si cette expression a le moindre sens. Je veux trouver des fonds pour aider ce camp de Roms à au moins pouvoir racheter des tentes et répondre à des besoins d'urgence. Je sais pas dans quelle mesure c'est problématique mais il ne me semble pas non plus, particulièrement, m'approprier ou fétichiser leur souffrance ou quoi, juste, je ne supporterais pas (et n'ai littéralement pas supporté) qu'on en dise du mal.
J'ai rien fait de particulier pour le mendiant noir de la Part-Dieu, qui dormait dans sa voiture, et qui allait au Vinatier, à part littéralement (c'est une figure de concession, pas d'amplification) faire des crochets en vélo pour lui passer 2 €. Il a disparu et j'espère avoir de ses nouvelles un jour, car s'il était décédé je m'en voudrais toute ma vie, pour ne pas en avoir suffisamment fait.
Mais là je sors d'une relation toxique, le premier truc que je fais dehors est de passer 15 € à cette mère, je débloque un peu de fonds de la part de mes camarades, je sais pas je me sens tellement vivante.
Genre sérieusement, tu veux me comparer à cette mère de famille qui cherche à pouvoir alimenter son bébé avec du lait maternisé ? Tu oses me comparer à cette personne ?
T'as pas honte ? À quel moment je me donnerais autant de mal pour un être humain moi ? À quel moment je ferais face à autant de défis, comment peux-tu me présenter comme autant en capacité que cette mère de famille de résoudre des problèmes et éventuellement de faire de son enfant SDF un futur ingénieur ?
Et il est bien évident que c'est de l'humour, de moi à moi, parce que j'attends que le riz cuise. Je n'ai aucune raison (ni capacité) de passer à l'acte. Je n'ai aucun désir particulier de devenir capable de passer à l'acte. C'est juste une blague, au même titre que Guillermo Guiz a été victime de maltraitance de la part de son père et a fait un gag hyper drôle en disant qu'il ne comprenait pas la pédocriminalité, qu'il était avec une amie dans une piscine, qu'il regardait les enfants et qu'il lui avait dit « franchement, y en a aucun pour lequel je fais de la prison ».
Toute la salle était morte de rire.
Bon bah moi il me faut un public qui comprenne exactement à quel point la technique et notamment les TIC ont des implications sociales, pourquoi les projets de développement de logiciels libres font de la mendicité (comme Gee) et pourquoi c'est pas grave, c'est même un honneur pour ne rien vous cacher ; pourquoi le web était censé être un protocole en lecture seule, etc. donc venez aux JDLL l'année prochaine.
Entre moi qui fais peur à une scoute par « jeu » en tant que victime de maltraitance incapable de comprendre à quel point ce que je vivais n'était pas normal ou acceptable, et moi qui viens de crier dans ma tête que je détestais l'infocom, que le « clicktivisme » était une notion sans contenu (entre militant·es racisé·es, influenceur·euses non-concerné·es, victimes de maltraitance numérique, etc.), que j'allais faire sauter le bâtiment I et que c'était le dernier lever de soleil de l'un des vice-présidents de mon université, honnêtement je crois qu'il n'y a qu'une licence de sociologie d'écart.
Je crois que la différence entre « moi psychotique » et « moi super drôle et pertinente dans des contextes informels universitaires et militants » n'est qu'une question de soft skills, de compétence, de capacité de rendre évident mon care pour autrui, de rester toujours sur la frontière entre small talk et infodump à la limite de la démence.