Je vous parle d'elle parce que bah, je lui ai donné des sous donc son bébé a de quoi manger, et je suis très fière de moi.
Je vais pas vous raconter ma vie mais j'essaie de me bouger pour ces réfugié·es, et j'ai obtenu de l'aide de la part de personnes sur lesquelles je savais que je pouvais compter (dans le sens de « statutairement on devrait faire ça, mais suis ton cœur et dans le pire des cas on demandera pardon en plénière »).
Des camarades quoi.
Je me vante pas systématiquement de passer 20 balles à des mendiant·es mais là je, je sais pas. Je crois que j'ai un crush mendical, si cette expression a le moindre sens. Je veux trouver des fonds pour aider ce camp de Roms à au moins pouvoir racheter des tentes et répondre à des besoins d'urgence. Je sais pas dans quelle mesure c'est problématique mais il ne me semble pas non plus, particulièrement, m'approprier ou fétichiser leur souffrance ou quoi, juste, je ne supporterais pas (et n'ai littéralement pas supporté) qu'on en dise du mal.
J'ai rien fait de particulier pour le mendiant noir de la Part-Dieu, qui dormait dans sa voiture, et qui allait au Vinatier, à part littéralement (c'est une figure de concession, pas d'amplification) faire des crochets en vélo pour lui passer 2 €. Il a disparu et j'espère avoir de ses nouvelles un jour, car s'il était décédé je m'en voudrais toute ma vie, pour ne pas en avoir suffisamment fait.
Mais là je sors d'une relation toxique, le premier truc que je fais dehors est de passer 15 € à cette mère, je débloque un peu de fonds de la part de mes camarades, je sais pas je me sens tellement vivante.