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Océane @oceane@peculiar.florist
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Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.

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Lyon
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1995-09-07
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@tournesol @polylogue (Et je dis pas que tous les rapports à nos abonnements sur Instagram et Spotify seraient asociaux, bien que l'on ait bien connaissance d'artistes rapportant le même nombre de likes sur Pixelfed pour 10 fois moins d'abonné·es.)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@polylogue @tournesol Ça ne marche pas forcément pour Mozilla, Archive, ou Wikipédia car on n'utilise pas trop son compte personnel pour socialiser.

Mais comme on utilise son compte Bandcamp pour réaliser des transactions auprès d'artistes, j'ai envie de dire que la socialisation de notre compte se rapprocherait de 1, au sens où l'on utiliserait ce compte pour dépenser une ressource fixe et dénombrable, que l'on pourrait aussi utiliser pour acheter de la nourriture ou se payer un loyer, à l'inverse par exemple du laps de temps vague et extensible consacré à consommer des contenus sur Instagram ou Spotify.
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@tournesol @polylogue Comme je l'ai dit plus tôt je ne pense pas que les gens voleraient des artistes indépendants, je pense juste qu'on refuserait de se soumettre à un rapport extractiviste à la culture. Il suffit de comparer les entrées TPB pour des artistes sous contrat avec Universal avec celles d'artistes Bandcamp pour se rendre compte de ce fait élémentaire, que je serais tentée de qualifier d'anthropologique : lorsque des services numériques nous proposent de collaborer sur une simple base de confiance, pourvu que l'on utilise régulièrement un compte personnel, on tend à contribuer en retour ou à passer son chemin
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@polylogue @tournesol Vous voyez, c'est pour ça que je pense qu'on a une ligne potable à défendre au Parti Pirate (je n'y suis pas encore, mais j'hésite)
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Je ne veux pas dire par là que je serais d'accord avec cette forme de sexisme, mais je pense bien comprendre l'état d'esprit de l'auteur, Mathias Raymond, car pendant un bref instant j'ai ressenti cette jubilation avant de mentalement reculer de trois pas et de me dépêcher de fermer une porte imaginaire.

Il ne s'agit pas non plus spécifiquement d'en mettre l'auteur au pilori, dans la mesure où il ne me semble pas que la question me concerne particulièrement (je subis surtout de la transphobie au quotidien). Mais j'imagine que cette jubilation n'est qu'un reflet du déni du problème de cette blague, par des collègues de gauche à l'antisémitisme mal digéré, sur une variante de notre tendance à démolir des minorités de pouvoir au nom d'un principe supérieur de défense des minorités, ce qui revient peut-être à s'allier objectivement avec nos oppresseurs.

Le problème n'est pas vraiment de l'ordre de Mathias Raymond ou d'Acrimed ; si vous partagiez ce ressenti stylistique, pas vraiment argumenté, alors il serait du nôtre.
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Apparemment je suis encore trop problématique pour lire des personnes concernées qui le disent elles-mêmes, donc je ressens dans cette tribune d'@acrimed@mamot.fr défendant Guillaume Meurice une sorte de jubilation sexiste (par pure empathie envers l'oppresseur) mêlant malveillance et mauvaise foi.

www.acrimed.org/Affaire-Guillaume-Meurice-Sophia-Aram-n-est-pas

Acrimed est une association nécessaire et on ne va pas cracher sur 28 ans de bons et loyaux services pour ça, mais c'est aussi révélateur d'un bon nombre de travers plus généralement à gauche, que nous
devons prendre en charge.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Bon bah c'est parti mon kiki, OpenBSD 7.5 téléchargé et vérifié, il me reste à :

1. tout téléverser en clair sur un disque dur externe,
2. installer OpenBSD en chiffré classique,
3. télécharger ma partition ~,
4. écraser le contenu du disque avec des zéros puis avec des données aléatoires (je lirai un livre, je rangerai mon appart, ou j'irai sortir ma chienne le temps que ça se fasse),
5. tout reformater en RAID, et tout re-téléverser en RAID,
6. mettre OpenBSD sur ma Raspberry Pi 4 et monter mon disque dur dessus, pour servir mes fichiers y compris depuis Linux ou autre (je laisse OpenBSD déchiffrer son système de fichiers, exactement comme avec l'internet de manière plus générale).
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je ne vois donc pas l'intérêt d'opposer les livres (supposés être la seule bonne manière de partager et de consommer des informations) au format numérique (présenté de manière un peu pédante et peut-être même tout à fait bourdieusienne comme plus « moderne », plus « racée », plus accessible en tout cas).

Ces deux usages du numérique sont complémentaires, seulement le second relève plus du domaine de la sociologie et de mon expérience à Grenoble, à Lyon 2, et en me renseignant quand même à ce sujet, elle est aux fraises.

Aucune des deux interprétations scientifiques ne contredirait l'autre, elles seraient toutes deux complémentaires. L'internet donnera au peuple l'écriture, mais aussi des carnets Moleskine et de l'encre Mont Blanc, et donc, bien évidemment, l'accès à l'érudition qu'un entourage populaire décrira (comme il décrit dans mon cas l'usage de mon ordinateur) comme une perte de temps (« c'est pas avec ta base de connaissances personnelles que tu vas apprendre à fixer une roue sur une chaîne de production ! »).

(Je plaisante et je devrais supprimer cette phrase, mais elle est tellement parfaite…)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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La comparaison avec la musique montre bien qu'il serait lunaire de ne pas se partager des MP4 en VBR 168KB/s sur YouTube, mais aussi qu'il serait plutôt triste de ne jamais se rendre à des concerts ; on y trouve une ambiance, un sentiment de communauté, parfois associé à de la religiosité (le sentiment de « faire communion ensemble »). Il y a de même des éléments de spiritualité dans la lecture d'un grand auteur au format papier, ou dans l'enregistrement de ses idées avec de la bonne encre, sur du bon papier.

De même l'IRC, et je pense en particulier aux tildes, a-t-il permis à des personnes, pendant le confinement, de conserver une bonne partie de leur santé mentale, de ne pas sombrer dans la dépression, en continuant malgré tout et malgré la distance de faire communauté. Il serait certainement préférable de se rencontrer AFK à la Triche, ou autour d'un ordinateur portable sur lequel on installerait Libreboot, mais le numérique rend la participation à des communautés plus accessibles à de nombreuses personnes (par exemple handicapées) qui autrement pourriraient dans leurs lits. (Je ne parle pas des réseaux sociaux et je pose comme condition le fait de diversifier autant que possible les technologies, protocoles, serveurs, sites web, modalités de communication,
etc. utilisés.) Vous y aurez pensé par vous-mêmes, mais il facilite aussi la participation à des événements AFK, avec les événements Facebook, Mobilizon, Instagram, Knockk, annoncés via RSS, etc. (et selon des enjeux d'accessibilité pouvant varier d'une personne à l'autre, Fabien Olicar promet de fournir des solutions à ce problème dans son dernier livre et je ne l'ai pas encore lu mais j'en ai bien l'intention).
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Comme pour la musique, comme pour les communautés, les ordinateurs permettent de lire et d'écrire moins bien mais d'une manière bien plus accessible. La différence est que de nombreuses personnes, et avant tout des pauvres, des personnes handicapées, des minorités de genre, etc. peuvent d'abord se mettre à écrire sur un ordinateur, puis à prendre le plaisir de tracer de belles lettres, avec de l'encre de qualité, dans des carnets auxquels nous attachons une valeur sentimentale.

La différence est que des élèves issus de milieux défavorisés peuvent se lancer dans un défi
et en sortir avec un projet de carrière. Ça renvoie très directement à la fluidité des structures sociales, un enjeu de justice, au cœur de nombreuses interrogations scientifiques.

La différence, c'est que les pauvres et en réalité n'importe qui, sans discrimination, peuvent contribuer à l'état de l'art, à la somme des connaissances de leur espèce.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Du point de vue du confort et du bien-être de lecture et d'écriture, oui, le papier est supérieur sur tous les points. Les neurologues le disent et je n'ai aucune raison de les soupçonner a priori de dire n'importe quoi.

Mais du point de vue du stockage, de la récupération, et du partage des informations, le numérique permet :

- d'emmener 150 livres dans son
tote bag,
- de pirater des livres,
- de partager des idées pour un coût dérisoire,
- de retrouver toutes mes idées, soigneusement consignées et inter-référencées, au moment de faire un exposé,
- de pouvoir baliser son texte, ajouter des paragraphes, et le convertir d'une manière particulièrement « plastique » (voir le billet de Frank Chimero à ce sujet, « What screens want »,
-
etc.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'ai quand même l'impression que l'électronique et le papier devraient être utilisés de manière complémentaire, au lieu d'être opposés. (Je ne veux pas balancer ça sous la forme d'une punchline, mais les sphères médiatiques et la société civile en générale penseront sans doute à une fenêtre dans Word dans Microsoft Windows, ou au mieux dans macOS. Je ne pense pas à ça.)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@sinuscardinal Ouais enfin moi avec toutes mes blagues dans le registre « kaboom » ces derniers temps, même en restant chez moi, si on m'accuse d'avoir déraillé un train, il suffit d'une note blanche et je suis grillée.

Je pense notamment aux inculpé·es du 8 décembre dont les téléphones ont été mis sur écoute, et dont on a utilisé des blagues privées, chez elleux, à l'oral, comme éléments de conviction.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Il y a donc, de manière générale et surtout du point de vue des pauvres, des bases de données conçues pour rendre nos publications accessibles, et ce à travers le temps et les années, les blogs ; et d'autres qui sont au contraire conçues pour faire enterrer un bon post au bout de quelques semaines. L'une de ces raisons est bien évidemment qu'un post sur Mastodon ou Instagram n'a pas de titre, et que la recherche par mots-clés est toujours entendue dans un sens collectif, avec les hashtags, sans que l'on ne puisse chercher les fils par autaire en fonction des mots-clés utilisés.

C'est moins un souci pour les cadres que pour les pauvres, sauf qu'historiquement l'état de l'art a notamment progressé (et continue de progresser) avec les pauvres et avec les mouvements ouvriers, qu'il s'agisse des revendications ouvrières du XIXe siècle ou des forums hybrides appelés par des sociologues modernes comme Bruno Latour.

On utilise encore le microblog dans des conditions relativement luxueuses puisque l'on peut, par exemple, faire fédérer son blog avec Write.As et donc permettre une recherche par mots-clés, même sur la base d'un simple export Denote -> writefreely.el -> write.as, mais il s'agit alors d'un moteur de blog d'un côté et d'un clone libre de Twitter fédérant sur un protocole ouvert et utilisé quotidiennement par environ 0,3 % de la population mondiale, de l'autre.

Quoiqu'il en soit, de mon expérience personnelle j'ai du mal à retrouver mes propres posts sur ce réseau, ce qui n'a rien à voir avec les possibilités de recherche et d'édition offertes par Emacs, git, et la ligne de commande. C'est un peu compliqué à expliquer mais je suis en train de travailler sur mon blog pour avoir plus une base de fichiers « plate » dont chaque billet comporterait idéalement autant de liens internes vers des billets antérieurs qu'ultérieurs, ainsi que vers ma propre base de connaissances personnelles, dont je compte publier une bonne partie ; on pourrait presque autant parler de blog que de wiki personnel (avec quelques distinctions de style et de présentation, les liens externes étant censés être réservés à des notes de bas de page).

Tout ceci pour dire que mes billets sont beaucoup plus facilement référençables et que les ressources qu'ils contiennent sont beaucoup plus accessibles, ce qui est un peu la base d'un commun (l'accessibilité, indépendamment notamment des niveaux de capital économique, culturel, social, et symbolique) ; une autre manière de le formuler serait de dire qu'un post Mastodon cesserait d'être un commun au bout de quelques semaines.

Or, moins c'est accessible, moins c'est un commun donc, moins ça peut faire avancer l'état de l'art, c'est justement le problème dans le milieu académique avec les maisons d'édition privées comme Elsevier. Le microblog (et les réseaux sociaux de manière générale) est donc incompatible avec les valeurs, les principes, et les enjeux des logiciels libres.

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Océane @oceane@peculiar.florist
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Un billet de blog est plus long, implique plus d'investissement intellectuel, plus de recherche qu'un post sur Mastodon. En fait, les seules personnes capables de faire 3h de recherches en ligne pour un post Mastodon sont accro aux réseaux sociaux et sans doute dépressives (faites-en un PDF, bordel ! – je dis ça d'expérience et je projette peut-être un peu trop).

De bons magazines existent sur Instagram, puisque c'est ce que les gens utilisent ; par conséquent le cadre est vertical, dans le format d'un téléphone, plutôt qu'horizontal, dans celui d'un ordinateur. Cumulativement (prise de contact avec des expert·es, réservation de lieux emblématiques, rédaction d'un script, production, montage,
etc.) une petite semaine de travail est sans doute investie dans un épisode d'un quart d'heure, mais cela reste à ma connaissance un excellent travail de vulgarisation. Je ne vois pas (du moins dans les aires qui m'intéressent, la sociologie et l'informatique) de bons fils ou de bons posts ne faisant pas autre chose que résumer ou synthétiser ce qui se dit ailleurs ; notamment car si c'est novateur, alors je peux prendre le temps de faire un brouillon et donc pourquoi pas d'en faire un document Org-mode ou Markdown, exportable sur mon blog ou au format PDF.

(À titre personnel, j'ai arrêté d'écrire des billets notamment car je dois d'abord revoir ma base de connaissances personnelles, voir ce que je supprime et ce que je passe en privé, puis l'alimenter pour pouvoir écrire de bons billets au débotté. Je veux parler du web dans une conférence ? Je cherche « _web », « _gemini », et « _emacs ».)

Dans l'idéal il y a donc une base de connaissances personnelles, comme Denote, Logseq, ou Obsidian (mais pas Notion, par pitié), qui peut permettre de faire de bons billets de blog mais aussi de très bons tweets ; parce qu'on a peut-être le recul de plusieurs années sur ces sujets, directement accessible sur son ordinateur. À l'inverse, si je fais un fil pour râler sur un sujet donné, on se situe plus dans le domaine de l'éructation, ou à la rigueur de l'aboiement ; et la double dépendance de mes sts envers une base de données et la structure du fil (ce qui précède et ce qui suit) rend mon style tout aussi pauvre et linéaire, proche de mon expression orale (voire identique). On se rapproche notamment de ce que les sociologues bourdieusien·nes qualifieraient de dispositions populaires, qui empêchent les utilisataires de réseaux sociaux de réussir à l'université (AMA, et d'expérience), tout en sachant que les pauvres produisent plus de trafic que les autres (AMA) et que ce trafic est de mauvaise qualité et plus généralement, dissimulé (AMA). (Dans le sens assez évident où typiquement, les cadres ne font pas que 9 % de mes abonnements, et c'est normal, les réseaux sociaux sont des infrastructures techno-socialistes/libertariennes et je veux de la qualité.)

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Océane @oceane@peculiar.florist
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Or, comme les réseaux sociaux (copiés par Mastodon) sont conçus pour nous mettre en concurrence pour l'attention d'autrui, il est réciproquement difficile d'accéder à des informations pertinentes puisque notre propre attention serait une ressource alors plus abondante. C'est pour cela, AMHA, que de nombreux comptes Mastodon répète généralement la même chose, et plus encore sur les média sociaux traditionnels (Instagram, Twitter, etc.)

On sait que Bad Dragon est une entreprise peu fréquentable grâce à un post Tumblr mais ce service appartient d'une part à Automatic, le
lead developer de WordPress, ce qui signifie par exemple que les posts sont d'une longueur à peu près illimitée (il y a des travaux en cours pour implémenter ActivityPub sur ce service), d'autre part ce post a surtout tourné grâce au système d'URL, en particulier pas à travers le système habituel de « cinq sites web avec des captures d'écran des quatre autres ». Cette situation est voulue, c'est précisément pour ça que les Gafams dissimulent les posts contenant des liens externes.

En ce qui concerne Mastodon, ça reste une forme de microblog, les posts sont donc peu référençables et peu accessibles. On est un peu entre le cadre protecteur d'une communauté et le cadre politique d'un système de publication, ce qui le rend attractif pour certain·es journalistes, mais ça le rend AMHA plutôt mauvais pour deux cas d'usage en principe un peu inconciliables.

Typiquement, il est impossible de définir un URL cosmétique à l'avance, il est généré aléatoirement, ce qui fait que quand je joins un PDF à mes publications, je dois ensuite modifier mon post pour inclure l'URL pour être sûre que tout le monde puisse le voir. Je ne peux pas dire « ce sera dans océane.fr/static/storm.ogg car c'est dans ~/Documents/notes/blog/static/storm.ogg ».

Du côté de l'écriture, la publication dans un format de fil et l'impossibilité générale de partager ses écrits au format PDF (Firefish est une exception) crée une double dépendance envers une base de données privée d'une part – celle du serveur – où se mêlent fils publics et messages privés, et en la structure du fil d'autre part, où il est impossible d'ajouter de gros blocs de texte, où l'on doit publier nos paragraphes au rythme où on les écrit (ce qui contribuera évidemment à aggraver des symptômes de TDAH), que l'on ne peut généralement même pas modifier,
etc. Tout ceci est délibéré, c'est du biopouvoir (Foucault).

Donc d'une part, les publications sur Mastodon font rarement progresser l'état de l'art. D'autre part, elles n'ont pas le prestige d'un bon billet de blog, je ne sais pas comment dire ça autrement mais ce n'est pas « le blog personnel de Bruce Schneier », c'est « le compte Twitter d'Edward Snowden » (où il ne disait que des bêtises et qu'il a par la suite désactivé).

2/3 (oops i did it again)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Pardon, je reprends ce fil pour répondre à quelqu'un, qui m'a posé une question en privé. Cette personne a associé son compte Mastodon à son identité réelle et poste donc tout en privé par défaut, ce qui est une bonne idée (Diaspora* et Movim/PubSub pemrettent aussi de faire ça) mais tant que le protocole ne sera pas associé à un système OCap similaire à celui développé par Christine Lemmer-Weber (l'une des co-autaires de Mastodon), ça me paraîtra plus nuire à l'UX des abonné·es de mes abonné·es qu'autre chose.

Bon. La personne me demande ce que je veux dire lorsque je dis qu'il n'y a pas de progrès de l'état de l'art possible. J'ai déjà évoqué ça dans mon billet « Comment a-t-on pu croire le microblog compatible avec les logiciels libres ? », publié au format PDF mais pas sur mon blog (donc évidemment c'est de ma faute, vous avez mieux à faire de vos journées que de faire défiler mes shitposts).

L'un des arguments avancés pour défendre les logiciels libres est que le code source (la recette) des logiciels propriétaires étant inaccessible, seule une communauté de développeur·euses appartenant à des organisations (généralement à des entreprises) peut y contribuer ; on ne peut pas non plus, évidemment, prendre le code source pour faire partir le développement dans une direction différente. C'est typiquement ce qui s'est passé avec Owncloud, dont l'un des fondateurs avait pris le code source pour fonder Nextcloud, ou encore avec FreeBSD, dérivé de BSD 4.4-Lite, lui-même dérivé de 386BSD. C'est de cette manière que les logiciels libres évoluent, par exemple Red Hat a développé systemd et des contributaires au noyau Linux y contribuent aussi car ce gestionnaire d'init facilite le packaging de distributions Linux. (Red Hat, par l'intermédiaire de quelques salarié·es, contribue aussi au noyau Linux, notamment au système de fichiers Btrfs, ainsi qu'à l'informatique personnelle avec Fedora, GNOME, Flatpak,
etc.)

À l'inverse, il est déjà difficile de débuguer certaines applications sur des OS propriétaires, et le projet Krita a fait un billet de blog à ce sujet ; on n'a pas accès au code source, on ne peut donc pas le récupérer pour son propre projet ni même y contribuer. C'est pour cette raison que si par exemple Facebook fermait, toutes les connexions établies sur cette plateforme disparaîtraient (tandis que Mastodon a pour mérite d'être décentralisé).

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Océane @oceane@peculiar.florist
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Stylée la vidéo de Solidaires sur l'extrême-droite vimeo.com/623489674 (en deux minutes, publiée en 2022)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Ne me lancez pas sur Bronner mais en deux mots, ce « sociologue » stigmatise des personnes adhérent en des théories du complot alors qu'elles tentent justement de résoudre des problèmes sociaux. C'est fascinant d'incompétence.
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