Les cailloux, j'en ai dans les chaussures, mais j'essaye aussi de les faire voyager. Boulimique de connaissances. Prédilection pour l'astronomie, la géographie, les origamis et l'écriture. Défaillance notable dans les relations sociales, mais j'essaye quand même.
Deux adorables chats, un ventre à pattes super câlin, et un courageux survivor aux yeux greffés.
Petite fierté personnelle : série de 1497 jours sur Duolingo au 30/10/2024.
Langues : français, anglais J'apprends ou j'ai des notions : polonais, LSF, allemand, coréen, japonais
Bannière par BlessedSleepSeeker (merci !)
Je n'accepte pas nécessairement toutes les demandes d'abonnement, notamment sans interaction préalable ou compte sans bio. Merci de le comprendre :)
#writever 25/01 : Poupée Trix Anders voyait d'un bon oeil le mouvement d'émancipation des sexbots. Elle admirait surtout la célérité avec laquelle il s'était formé et organisé. Plus de soutiens dans la société ou moyens de pression plus efficaces ? Si elle ne pouvait pas participer à la grève de l'e-sex, comme eux, elle avait néanmoins adopté deux nouveaux comportements. En libérant Jasp2, elle était devenu abstinente des relations e-sex. Et le soir, après le boulot, elle collait en secret des petites affiches où on pouvait lire "Need NYD" en référence aux tags qui s'étaient propagés sur les réseaux #NotYourDoll#PasTaPoupee.
#writever 24/01 : Genre Depuis l'affaire de la fugue, montait sur les réseaux une vague d'indignation pour la défense des droits des androïdes, qui témoignaient manifestement de l'expression de leur propre conscience. Les "propriétaires" d'androïdes commencèrent à libérer ces derniers, en leur accordant des périodes réservées à leur usage personnel. Ils s'en saisirent principalement pour diffuser leur parole sur ces mêmes réseaux en s'émancipant rapidement des humains qui voulaient les défendre. Les sexbots, curieusement, furent les premiers à se désigner comme agenres. La dualité mâle/femelle des humains avait finalement peu de sens pour ceux qui, d'un accessoire amovible, pouvaient prétendre être l'un ou l'autre ou les deux à la fois.
Si c'est possible pour toi, essaye de demander du télétravail pour éloigner un peu la source du stress ? Voire un arrêt maladie, car ta santé mentale doit toujours primer sur le boulot.
Sans savoir ce que ça vaut, si tu arrives à obtenir une RQTH auprès de la MDPH (si tu es en France ; je ne sais pas s'il y a de tels dispositifs dans d'autres pays), je crois qu'ils peuvent proposer à ton entreprise des formations de sensibilisation aux handicaps (notamment invisibles). D'expérience, comme ça ne se voit pas, les neurotypiques ont plus de mal à prendre en compte les besoins des neuroatypiques. Donc un peu de formation ne peut pas faire de mal, en particulier pour le management qui montre souvent l'exemple, par son comportement...
Et si tu n'as pas d'autres choix que devoir gérer seul.e, il reste le casque audio (même sans écouter de musique), pour te mettre dans ta bulle et signifier que tu ne veux pas qu'on te parle. Evidemment, si ton métier implique des interactions orales avec des clients/collègues, là, j'avoue que je n'ai pas d'autres idées qui me viennent :/
Mais il y a plein de personnes ici qui auront sans doute de meilleures idées. :meow_heart_hug:
"L'imagination, dit-elle, c'est ce qui me rend le monde supportable, la possibilité d'avoir toujours cette porte ouverte pour m'échapper. Mais il suffit que la porte refuse de s'ouvrir certains jours, et me voilà coincée dans un couloir terrifiant."
writever du jour : orgasme#writever 23/01 : Orgasme "Merdeeeuh." Près de 30 minutes qu'elle essayait, ça ne venait pas. Et plus elle observait le bleu glacier des yeux de Jasp2, plus son désir s'éteignait. Pourtant, Trix avait besoin d'avoir un orgasme pour s'endormir après cette atroce journée. A l'évidence, elle n'arrivait plus à prendre son androïde pour un sextoy amélioré dédié à sa masturbation. Elle attendait plus. Une lueur de plaisir dans ses engrenages, du désir dans ses circuits, pour flatter son propre ego, comme si enflammer un processeur lui permettrait de jouir. Mais elle ne voyait plus que les algos déroulés pour la satisfaire, elle. Au fond, ce qu'elle cherchait, c'était faire l'amour avec une personne... ou une entité, dont elle se délecterait des ressentis. Le cri silencieux de sa solitude acheva de tarir sa cyprine.
"Gagner ne lui suffisait pas ; pour satisfaire son ego, il ne fallait pas tout détruire non plus, mais conserver des lambeaux de vide, des bouts de riens, des fragments de néant, pour se sentir supérieur."
Réflexion médicale - incertitude en médecine@ArthRedBeard
Merci pour ce thread, pour ton humanisme et ton humilité. Je ne peux pas vraiment répondre à la partie sur le questionnement même des médecins et la frustration, bien compréhensible, que l'impossibilité de trouver facilement, et de guérir ou soulager, provoque chez le corps médical. Mais je peux donner mon ressenti sur ta toute dernière question. A cette frustration, comme tu l'as dit, peuvent se dresser l'autoritarisme des "sachants" qui ont fait 10ans~ d'études et qui savent mieux que le patient ce qu'il se passe (of course : pas totalement), ou à l'inverse, ton approche bienveillante, qui fait aussi confiance aux ressentis des patients, auxquels tu peux essayer d'apporter tes connaissances, pour construire ensemble un début de solution.
Sans rentrer dans les détails médicaux, j'ai eu plusieurs fois à appeler le SAMU pour un proche, dont le seul symptôme est "mal de tête", mais bien sûr, ce n'est pas juste un "mal de tête", puisqu'il vire rapidement en convulsions (et pire). Une fois, une seule, nous avons eu un urgentiste d'une curiosité intellectuelle égale à son humilité, à qui on a expliqué en long, en large et en travers la maladie (rare) du proche, qu'il n'avait effectivement probablement jamais vue ou à peine abordée pendant ses études. On n'a jamais été aussi bien pris en charge ensuite grâce à ses indications précises à l'hôpital qui nous a accueillis, on n'a pas eu à attendre pour le scanner, pour les mesures des paramètres qui mettaient clairement en évidence le problème. On a gagné un temps précieux. Et ce, versus toutes les autres occasions où on a frôlé le décès (ou les lésions permanentes).
La question que je me pose, c'est est-ce que le personnel médical, lors des études ou de la formation continue, est sensibilisé à ces questions ? (et pas que sur les maladies rares d'ailleurs)
#writever 22/01 : Paramètres Pour une simple réunion de cadrage, c'était un véritable match : entre ceux qui souhaitaient une interface épurée et intuitive, et les nerds qui voulaient des paramètres pour absolument tout et n'importe quoi, le nouveau modèle était tiraillé entre deux conceptions totalement différentes. Trix soupira. "Mais enfin, laissez donc ce pauvre George Boole en paix. Vous savez qu'on peut concilier les deux et doter notre modèle de la capacité à apprendre et à se paramétrer lui-même en fonction des besoins et demandes de l'utilisateur ? - Anders ? Mais vous êtes complètement folle ? Doter nos robots autonomes d'une IA-G ? Et les risques d'émancipation intellectuelle et physique ? Toutes les études tendent à souligner les risques d'extinction pour l'espèce humaine ! - Tout à fait. Et ? Serait-ce une perte pour la biosphère ?"
"Ce qu'il restera de nous ? Rien, sans doute. Rien qui ne soit déjà écrit, chanté, si ce n'est cette tendresse, cette complicité que partagent ceux qui se sont reconnus, et qui se sont aimés."
"Garde une place entre tes bras, un endroit où il ne pleut pas, un espace où les rires brillent, un lieu où les murmures se savourent, un moment pour toi et moi."
#writever 21/01 : Câble Le labo était en effervescence, tout le monde ne parlait plus que de cette fugue à l'usine d'assemblage, la veille. "C'est fou ! Alors que le modèle G450 n'est pas fait pour se déplacer autant... c'était évident que sa batterie n'allait pas tenir. - Peut-être que Titan3 pensait vraiment pouvoir l'alimenter. - Oui, écoute : "...a été retrouvé assis dans le fossé, en mode veille prolongée, ses propres câbles d'alimentation connectés à l'autre androïde...". - On dirait... on dirait un geste d'amour, non ? - Et d'amour désespéré, pour fuir ainsi le long de la route, au lieu de se cacher." Un silence pesant s'installa dans la pièce. Dans la tête de chacun, des questions : "L'aurais-je fait ? Pour qui ?". Le malaise des réponses fut rapidement balayé par l'ouverture des ToDo Lists du jour.
"On ne lutte pas contre les vents qui nous sont destinés.
Les vagues viennent se briser sur les galets, toujours plus loin, alors que la marée monte, telles des caresses lentes et profondes sur le rivage. À force de tirer sur les cordes, les voiles vont se tendre. De la proue à la poupe, le pont craque et tremble tandis que le mât s'élance fièrement vers le cap, inéluctable, désigné par l’orage qui gronde derrière lui. Il penche à tribord, dans de périlleuses bordées qui à chaque instant risquent de l’emporter dans les flots. Il tangue, bringuebalé dans la houle, mais refuse de chavirer, luttant encore. Mais que peut une simple caravelle lorsque d’une bourrasque, elle se retrouve chevauchée par la tempête elle-même, écumante, ses râles vibrant jusque dans son gouvernail ? Il ne reste qu’à succomber, se laisser submerger, jusqu'à apercevoir les étoiles qui scintillent au firmament."