Les cailloux, j'en ai dans les chaussures, mais j'essaye aussi de les faire voyager. Boulimique de connaissances. Prédilection pour l'astronomie, la géographie, les origamis et l'écriture. Défaillance notable dans les relations sociales, mais j'essaye quand même.
Deux adorables chats, un ventre à pattes super câlin, et un courageux survivor aux yeux greffés.
Petite fierté personnelle : série de 1497 jours sur Duolingo au 30/10/2024.
Langues : français, anglais J'apprends ou j'ai des notions : polonais, LSF, allemand, coréen, japonais
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6 février : Carlos s'est connecté ! Il est vivant ! Il m'a foutu la trouille, ce con. Je lui ai dit, d'ailleurs. Bon, il ne m'a pas répondu et je ne sais pas si c'est parce que je l'ai vexé ou s'il ne va pas assez bien pour écrire. Et je n'en sais pas plus sur son silence ces derniers jours... Je garde espoir, j'ai joué avec lui, son avatar se déplace dans le jeu, même si là aussi, il ne dit pas un mot. Ce qui reste étrange, c'est qu'au lieu de défoncer les mobs comme il en a l'habitude, il les fuit. Un peu comme le chat dans la rue ce matin, quand il a croisé la voisine du bout de l'avenue. On aurait dit qu'il avait vu le diable en personne...
5 février : Au boulot, deux collègues sont absents. On ne sait pas trop si ce sont des congés ou un arrêt maladie ou... peu importe : ils n'étaient pas à la daily en visio ce matin. Et ça n'a pas bavardé du tout sur le fil de discussion de la boîte. Même si je ne crois pas une seconde qu'ils aient été assez occupés avec le travail pour ne pas avoir le temps de raconter quelques conneries. Bref, je ne dirais pas que j'ai tourné en rond aujourd'hui, non, mais... Et puis, sans Carlos, ce n'est pas pareil. Toujours pas de nouvelles. C'est peut-être juste sa box qui fait encore des siennes. En tout cas, je me sens seul, ce soir. J'étais presque content de tomber sur un creeper dans la caverne que j'ai explorée.
4 février : D'accord. Il se pourrait qu'il se passe quelque chose de louche. Les ambulances sont passées sept fois dans la rue, aujourd'hui. Une s'est même arrêtée à trente mètres de ma clôture : des types en combinaison Hazmat en sont sortis et se sont dirigés vers la maison d'à côté. Le voisin avait l'air enragé, mais ils l'ont embarqué de force, ficelé sur un brancard. Moi ? Je suis resté planqué derrière mon rideau, parce que je ne tiens pas vraiment à faire partie du voyage, peu importe la destination. Bon, et je suis un peu inquiet. Carlos ne s'est pas encore connecté. Hier, il me disait qu'il me parlerait de quelque chose d'important aujourd'hui. Est-ce que je devrais commencer à compter les boites de conserve à la cave ?
3 février : Comment ça, je vis en ermite parce que j'ai peur de la pandémie ?! Mais ça n'a rien à voir ! D'accord, je me fais livrer les courses et je bosse en télétravail. Mais tout le monde fait ça, non ? C'est pas une raison pour que Carlos me dise que je suis un vrai ours ronchonchon. Et puis d'abord, on joue tous les soirs, avec lui et les potes. On a tous notre canette et nos cahuètes, c'est comme si on était au bar : c'est une vie sociale moderne, c'tout. Parce que sérieusement, me prendre les bouchons après le boulot pour supporter une terrasse enfumée et rentrer de nuit à la fin, je n'ai plus vingt ans, moi ! Et puis, ouais, on sait jamais pour la pandémie. Non, j'ai pas changé d'avis mais c'est vrai qu'ils parlent un peu trop de ça, aux infos. Carlos va encore me seriner "je te l'avais bien dit !"...
2 février : J'ai bien fait de commencer ce carnet. Franchement, je sens que je rigolerai bien quand je relirai ça dans dix ans. Non, mais n'importe quoi, ce Carlos. Il a passé la journée à m'envoyer des liens sur de prétendus zombies qui auraient été aperçus au Texas. Il devrait écrire un scénario pour une série. Franchement, les photos des types en question, elles ne font pas peur. Pas plus que la tête de mon voisin, quoi. Celui qui ne parle pas souvent. Et qui a le regard vide. Bon, si ça se trouve, c'est un zombie lui aussi, haha ! Je m'inquièterai quand il commencera à vouloir me mordre, je suppose !
1er février : Carlos m'a demandé si les gros titres qui ronflent de mots angoissants sont exagérés. Franchement, le coup d'une nouvelle pandémie, c'est un peu gros, à mon avis. Juste de quoi nous faire stresser convenablement, pour qu'on résorbe ça avec toutes leurs drogues légales et celles qui le sont moins. Histoire qu'ils s'en mettent plein les poches en attendant. M'enfin, il a quand même insisté, Carlos. "Le déni, c'est la garantie même de courir à la catastrophe." Mouais. Quelle catastrophe ? Le monde est déjà tellement mal parti. Bon, je vais quand même tenir un journal, parce qu'on ne sait jamais. Si ça se trouve... si ça se trouve, c'est peut-être la dernière fois que j'écris.
1998. J'explose régulièrement en moins d'une semaine le forfait 20h mensuel pour se connecter à internet avec un modem 56k. Pourquoi ? Parce que je viens de découvrir ICQ (litt. I seek you), ce réseau à annuaire mondial, où les conversations fr commençaient par "ASV?", et où j'ai rapidement compris que je devais remplacer le F par un M, pour ne pas remplir ma boîte de réception de photos de b... non sollicitées !😅
#writever 31/01 : Peau Suivant les bourrasques, le coin décollé de l'affiche fouette la vitre. Posté devant, l'écumeur plaque le papier déchiré de la pointe de sa lancette.
Retro Xperience Enjoy the hidden pleasures of a real human ~ Save the night, March 8th, 3148 Lounge Gallery, South City
Pour sûr, Oakene s'y rendra. Il apprécie toujours de revenir sur Terre pour se détendre dans l'un de ces bars à la mode de la Capitale de la Fédération. Fuir les bruissements du réseau n'est pas son but premier. Il lui suffirait de couper les connexions pour cela. Non, le plaisir réside dans l'incarnation du corps d'un humain, ces êtres biologiques qui ont précédé l'avènement des entités cybernétiques. Ce sont des coquilles vides sans âme, cultivées comme on produit du prêt-à-porter. En quelques minutes, on peut transférer sa conscience et prendre possession de leur cerveau. Oakene raffole des sensations procurées par les sens humains, en particulier le toucher. La douceur des caresses sur la peau humaine est véritablement époustouflante. En particulier quand la main qui l'effleure est dirigée par la légendaire Trix Anders. Le bruit court que son âme est plus âgée que la Fédération même...
@nostradamnit Merci pour ton retour ! Bon, de toute façon, le but étant d'arriver à aménager mon poste, il faudra bien lui dire à un moment ou un autre.
@Buddakhiin Merci beaucoup pour ton retour. Effectivement, si les RH sont à l'origine du truc, difficile à cacher. J'espère que tu vas mieux, désormais. 🫂
EDIT : Merci à toustes pour vos réponses, j'ai eu plein de pistes pour faire en sorte que ça se passe bien pour moi, grâce à vous. Vous êtes géniaux ! Merci merci ! :meow_heart_hug:
J'ai écrit au centre de médecine du travail dont je dépends mais ils ne m'ont pas répondu, et m'ont renvoyée sur la page "mes droits" qui ne contient pas la réponse à mes questions.
Quelqu'un ici saurait m'aider ?
Si je leur demande un rendez-vous, en dehors du rendez-vous obligatoire (embauche, ...) : - est-ce que mon employeur en sera informé ? - qui va payer le rendez-vous, mon employeur ou moi-même ?
"Dans le rayon de ce magasin discount, elle hésitait devant un rayon, manipulait l'un puis l'autre objet. Et soudain le drame me sauta au visage : "A ma mère adorée" dans une main, et dans l'autre "Maman, tu nous manqueras" gravés en lettres dorées dans le simili-marbre de plastique."
"Dans la flaque, point de reflet bleu ou acier, mais l'arc en ciel de pétrole qui s'étale en volutes crémeuses, jusqu'au bord des gravillons de goudron."
"C'était un mystère. Ce livre, un roman quelconque, comportait une page rouge. Il avait beau tourner dans un sens et l'autre la feuille, il ne comprenait pas : le papier, jusqu'à la moindre de ses fibres, était teinté d'écarlate. Rien de particulier dans l'intrigue, au milieu d'un chapitre. Il se perdit avec délectation dans l'exploration des explications possibles, farfelues, ésotériques ou réalistes. Lorsqu'il rapporta le livre, le bibliothécaire et lui échangèrent un sourire, complices."