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Ameimse @ameimse@sciences.re
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"Elliot du Néant", de Sabrina Calvo.

Islande, les années 1980. Un champ de lave, une école, la disparition d'un concierge. Des tortues, le Ptyx, un morse. Le Néant. Au milieu de tout ça, un narrateur rappelé dans l'établissement pour tenter de résoudre le mystère de la chambre vide du disparu octogénaire.

Dans une prose tour à tour fabulatrice et puissante, émouvante et fragile, poétique et cartoonesque, Sabrina Calvo livre un récit défiant les catégorisations, entremêlant les registres et les références pour construire une ambiance à part. Du folklore islandais aux ordinateurs en réseau des technologies de l'époque, le roman nous entraîne dans une quête - une quête de sens, sur fond de crise existentielle, où il est question de vie, de mort, de regrets et de ce qui nous définit. Aux passages introspectifs doux-amer succèdent des fulgurances esthétiques, entrecoupées d'instantanés poétiques et de saillies ésotériques. C'est un texte littéraire autant que visuel : les mots s'y savourent tout comme les images et les perspectives qu'ils créent et projettent.

Un livre qui m'a remuée et touchée, mais aussi fascinée et déroutée de façon jubilatoire, tout au long d'une exécution que j'ai beaucoup aimée. C'est donc avec toujours autant de plaisir que je poursuis mon exploration des écrits de Sabrina Calvo :)

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Beanface42 @beanface42@peculiar.florist
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@ameimse J’ai lu successivement Toxoplasma et Melmoth Furieux. C’est vrai que l’architecture de son écriture peut être parfois déroutante. Elle requiert de l’attention et une capacité d’immersion certaine mais j’ai trouvé la récompense à la hauteur. Il faudra que je m’attaque au reste de son œuvre, même si j’ai lu sur son dernier roman, "Les nuits sans Kim Sauvage", des critiques plus mitigées.
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Ameimse @ameimse@sciences.re
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@beanface42 J'ai l'impression que son écriture nécessite une part de "lâcher-prise" de la part des lecteurices. Plus que là où on arrive, c'est l'expérience du voyage, de ses détours, de ses expérimentations, qui marque et laisse son empreinte par ce qu'elle fait ressentir aux lecteurices (c'est très "incarnée" comme lecture - si tant est que l'expression soit compréhensible ^^'). Et puis l'écriture souvent très visuelle et métaphorique résonne de façon particulière.
Mais je suis encore très loin d'avoir lu tous ses écrits ! J'essaie de varier (notamment en fonction des années de parution), et de lire petit à petit.
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