Ici et là, les pensées pour les habitants contraints d'évacuer leur domicile est omniprésent, et indiscutablement rien n'est plus noble. Ayant moi-même eu l'occasion de prendre en charge, dans des CAI et CHU, des personnes ravagés par des situations similaires, je peux dire que de voir les regards vides, encore sous le choc, de ressentir cette profonde tristesse et tragédie m'avait vraiment heurté. Dépossedé de tout, peu s'en reléve, d'un point de vu matériel et psychologique. Ces affres doivent être pansées, et nos soutiens sont évident.
Toutefois, nulle part je n'ai vu de posts parlant d'une autre population directement lacérée de ces incendies meurtriers : Les arbres multi-centenaires, toute la végétation, la masse d'insectes, des petits mammifères qui n'ont pas pu s'échapper, anéantis dans un brasier sans nom. Sans parler des quelques animaux qui ont réussi à miraculeusement s'enfuir à temps, mais qui continue d'errer dans les lieux inconnus exposés à tous les dangers. Visiblement, l’anthropocentrisme ne veut pas voir cette réalité, mais, avant tout, c'est également ces forets qui les abritaient et le nourrissaient, leur habitat, leur chez eux, qui fut réduit en cendre. Même si c'est un coup d'épée dans l'eau, je voulais ici rappeler l'enfer de ceux qui n'ont pas de voix.
Cc: @damvfl @AntoineD @vega