C'est quand même assez frappant quand j'y repense que juste après mon CO trans, l'IRAP m'ait marquée en "vu" après une expo à laquelle j'ai participé. Et à quel point c'était silence radio côté publication de mes productions martiennes.
Et je retrouve un e-mail qui date de 2016 où l'IRAP voulait faire un calendrier avec mes images en me rémunérant en visibilité. J'ai jamais souhaité donné suite, surtout avec le passif-agressif de "bon vous voulez pas ? Je peux aussi aller sur le site du JPL et vous aurez rien". Sympa hein ?
Disons que revenir dans mes archives d'imageries martiennes ne se fait pas sans revenir sur des séquelles, certaines bien marquées…
Ce qui me fait peur en vérité c'est de me péter la gueule une fois de plus. De me heurter aux mêmes murs. Comme si mon TAF devait être filé gratos tout le temps. Comme si j'avais zéro légitimité à demander de la rémunération.
Je vois aussi clairement la différence de traitement entre les médias américains et européens, surtout français. A chaque fois j'ai pu obtenir une rémunération pour mes publications outre-atlantique, ils chiaient jamais dans la colle. Mais en France, bon sang… «Ouais on n'a pas les fonds pour ça. Ouais mais on vous crédite quand même c'est chouette, nan ?»
Je vais me lancer hein, mais y a quand même un nœud à l'estomac à cause de tout ça.