Oui moi je philosophe toute seule dans ma tête et ce mardi jme dis. Le problème. c'est qu'on est des machines à fantasmes, et qu'on a tendance à oublier de prendre en compte les étapes entre la réalisation de ce fantasme et le point où on se trouve.
Je sais pas combien j'ai rencontré de personnes à qui j'ai dit "viens on fait ça" et qui m'ont répondu "owi trop bien" et on a planifié et le moment venu ça s'est cassé la gueule parce qu'ils avaient pas réalisé à quel point ils étaient loin de ce que ça demandait réellement. C'est tout le monde, hein. C'est humain.
Tu veux courir un marathon mais en l'état tu fais pas 10mn de course de fond sans crever d'essoufflement avec un poing sur le côté. Et t'as envie, vraiment envie pour ton marathon, mais il faut y aller un peu tous les jours, construire ton endurance étape par étape. Et y a ce genou qui fait mal. Et y a le taff qui fatigue. Et y a cet évènement qui t'a un peu foutu par terre. Et tu te dis "plus tard". Un peu de repos. C'est normal.
Souvent, jme dis que c'est vache, parce que la courbe de difficulté est inversement proportionnelle à ton habitude du truc que tu veux faire. Au début, l'effort le plus minime est ridiculement insurmontable, et plus t'avances plus ça devient facile, alors que ça devrait aller dans l'autre sens, augmenter en difficulté à mesure que t'es plus endurant ou plus habitué.
Ben oui, c'est dur. Oui c'est dur. Mais le fantasme ne devient pas plus accessible en repoussant les petits bouts compliqués et lents et frustrants et si peu gratifiants.
Mais le fantasme est pas obligé de rester un fantasme. Et le genou fera toujours mal, et y aura toujours le taff qui fatigue, et y aura toujours des moments où il faudra se motiver.
Faut juste pousser.
Ouais chaipas pourquoi je vous dis ça. J'y pense. Pour plein de trucs.