J’ai été déboussolée par l’écriture, le rythme m’a semblé curieusement lent et moins foisonnant que ce à quoi je m’attendais, mais ce personnage de Gabriela – Antonio qui écrit à sa tante depuis la forêt tropicale, entouré de deux gamines qu’il a sauvées, d’un cheval et de son poulain qu’il nomme Orchidée et Lait, d’une chienne et de jeunes singes, leurs dialogues, son parcours, d’un couvent du Pays Basque aux équipes sanguinaires dévastant l’Amérique du 17e siècle, parsemé de Don Quichotte et de Vierge à l’orangeraie… wow, m’a finalement conquise.
Les griffes de la forêt de Gabriela Cabezón Cámara, traduit de l’espagnol d’Argentine par Guillaume Contré.