Pensées un peu désorganisées.
Vous voyez, j'aime beaucoup regarder des "makers" depuis que j'ai découvert Adam Savage : Laura Kempf ou encore Simone Giertz. C'est très cool à regarder.
Mais aussi, en tant que designer précaire, qui n'a qu'un balcon de HLM comme "atelier" c'est extrêmement frustrant.
«Je vais découper ces formes avec une machine CNC pilotée par ordinateur. Je vais imprimer en 3D résine ce truc. Ou bien utiliser ce tour.»
Je soupire, parfois. Ces gens, tout aussi admirables soient-iels, n'évoluent pas dans le même univers que le mien. J'ai quasi rien comme budget, j'ai pas d'atelier, l'outil le plus complexe que je puisse avoir c'est une scie sauteuse.
Voyez, Giertz elle est sympa, mais c'est quand même la meuf qui a acheté une Tesla neuve pour la convertir en pick-up. Pas le même monde je vous dit.
C'est stimulant à regarder toutes ces chaînes, mais ça me fait juste prendre conscience que de mon côté, j'ai rien, et que jamais j'aurais leur confort de vie et de travail, avec de grands ateliers, de couteuses machines-outils, et tout le tremblement.