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Linguistes atterrées ☑️ @tract_linguistes@sciences.re
1y
pour s'amuser
Allez, dans ce contexte tendu, un petit fun fact tout simple.

Vous connaissez le préfixe de sens négatif "dé(s)-" en français, qui vient du latin "dis", et vous l'utilisez couramment dans faire/défaire, nouer/dénouer, tromper/détromper, ou bien, devant une voyelle, armer/désarmer, abonner/désabonner, orienter/désorienter, hydrater/déshydrater, etc.

C'est un préfixe dit "productif" parce qu'on peut encore l'utiliser à l'infini pour créer des mots spontanément, comme confiner/déconfiner, ou associer/désassocier.

Mais connaissez-vous son homonyme, le préfixe "dé-" qui vient du latin "de", et qui a un sens de renforcement, d'intensification ?
​:blob_cat_peek_owo:​

Hein?

On le trouve par exemple dans couper/découper (couper au maximum possible), laver/délaver (laver au maximum possible), limiter/délimiter (limiter de partout), laisser/délaisser (laisser complètement, abandonner), tenir/détenir (tenir vraiment fermement ou de manière définitive), sécher/dessécher (sécher jusqu'au bout du bout), choir/déchoir (tomber au plus bas possible, on a gardé déchu, décadence)... Celui-ci est considéré comme non productif, plus personne ne l'utilise pour créer de nouveaux mots. On a oublié son sens, et parfois on s'étonne que "découper" n'est pas le contraire de "couper".

Vous voyez l'idée ?

Alors, sans tricher à l'aide de vos moteurs de recherche favoris, comment analysez-vous SERVIR/DESSERVIR ?

Est-ce formé avec le préfixe productif "dé", de sens contraire, comme "défaire", ou bien avec le préfixe archaïque "dé" comme "découper" ?⬇️

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just_chill @just_chill@peculiar.florist
1y
Mon analyse @tract_linguistes ça manque de contexte ? Parce que, "ce train desservira les gares de..."
C'est pas la même chose que "il dessert sa cause avec ses actions violentes".
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