Je propose aujourd'hui au label « bon article » une page #Wikipédia sur laquelle j'ai pas mal travaillé. Le Courlis d'Alaska est un limicole (oiseau de rivage) dont la biologie est encore assez mal connue, bien qu'il niche (comme son nom l'indique) dans une partie des États-Unis fr.wikipedia.org/wiki/Courlis_d'Alaska
Pour les Occidentaux, le Courlis d'Alaska a été découvert à Tahiti en 1785, par Sir Joseph Banks, accompagnateur du capitaine Cook lors de son premier voyage dans le Pacifique, qui avait reconnu une nouvelle espèce de courlis. Il en tire son nom scientifique, Numenius tahitiensis, et son ancien nom en français, Courlis de Tahiti (📸 Dominic Sherony)
En anglais, le Courlis d'Alaska est le Bristle-thighed Curlew, le « Courlis aux cuisses hérissées », en référence aux plumes pointues, réduites à leur rachis, qui ornent ses cuisses et qui se voient plus ou moins bien à la jumelle (📸 Forest and Kim Starr)
On recherche en vain le nid de ce nouveau courlis dans les îles. En 1869, on prélève un spécimen en Alaska, mais sa présence est jugée accidentelle. En 1899 seulement, on reconnaît qu'il niche en Alaska et hiverne en Polynésie orientale (📸 Forest and Kim Starr)
En 1948, une expédition dédiée à la recherche du nid du Courlis d'Alaska finit par en identifier deux, aménagés au sol. C'est ainsi l'un des derniers oiseaux d'Amérique du Nord à voir décrits son nid et ses œufs (📸 Gregory "Slobirdr" Smith)
Des expéditions ultérieures auront aussi de grandes difficultés à trouver les nids, très bien camouflés dans la végétation d'Alaska. Un chercheur plaisante qu'après plusieurs semaines infructueuses, il pensait avoir découvert l’ovoviviparité chez les oiseaux !
Comme tous les poussins de limicoles, le bébé Courlis d'Alaska est nidifuge et donc mignon : il naît avec du duvet, les yeux ouverts, et peut parcourir des centaines de mètres dès son premier jour (📸 Kristine Sowl)
Je rappelle en effet cette grande vérité ornitho : il n'y a que deux types de bébés piafs 🐣 (dessin ncdraw sur Twitter)