Petit rant sur la situation de la lutte politique
Je me souviens du temps où ça s'était bien organisé contre la dernière réforme des retraites, une interview d'une belge sur je ne sais plus quelle chaîne, qui disait en somme :«Nous, on a lâché la lutte quand ils ont réformé les retraites. Depuis, tout le monde est résigné et les gouvernement a eu quartiers libres. Ne vous laissez pas faire les français, car s'ils gagnent, ils pourront passer ce qu'ils veulent ensuite».
Plusieurs années plus tard, force est de constater que c'est ce qui se passe. On a laissé tomber la lutte contre la réforme des retraites (notamment parce que cette lutte a été phagocytée puis désorganisée par le PS/LFI et certains syndicats, mais pas que). Et la suite ? Bah on l'a vu avec les réformes sur le chômage, le RSA, l'éducation nationale, la recherche, etc.
Il n'y a plus de lutte collective, la résignation règne. Les 49.3 se sont empilés, sans aucune réaction dans la rue. Donc les gouvernements, toujours plus réac, se succèdent et font ce qu'ils veulent, aux ordres du patronat, avec qu'un seul objectif : le démantèlement du régime général de la sécurité sociale, du service public, et de tout ce qui échappait de près ou de loin au capitalisme.