Il y a une semaine, parce que le procès de Sarko a fait remonter des souvenirs, j'ai écrit un texte dans un style télégraphique à propos d'une histoire de violence sexuelle que j'ai vécue. Hier soir, j'ai lu l'article sur N. Gaiman, qui m'a mis dans un sale état, notamment parce que j'y trouve des parallèles avec mon histoire, qui est heureusement infiniment moins horrible. Je viens à nouveau de passer 2 heures sur mon texte, qui fait maintenant 16 000 caractères. J'hésite toujours à le poster. J'ai envie de m'en décharger, mais je ne sais pas ce qu'il apporterait, à part retraumatiser celleux qui pourraient me comprendre.
VSS, traumatisme, témoignage partie 1Bon, c'est parti pour mon témoignage, du coup.
Je ne suis pas à l'aise avec les boosts pour ces messages (je ne mets pas en "abonnés" uniquement pour pouvoir éventuellement les booster moi-même plus tard).
Je préviens, mon histoire, c'est pas "grand-chose", surtout comparé aux horreurs du monde actuel, mais c'est quand même une histoire de coercition.
Pour clarifier mon texte, je suis non-binaire (d'où les accord souvent au masculin), mais à l'époque je pensais être une fille.
VSS, traumatisme, témoignage partie 2La description potentiellement la plus difficile à lire est dans la première page.
J'ai mis beaucoup de temps à comprendre que céder n'était pas consentir, et que j'avais le droit d'appeler ce qui m'est arrivé un viol, même si j'ai participé, même si j'ai essayé de "faire contre mauvaise fortune bon cœur". Que j'avais le droit d'aller mal et que ce soit une des raisons.
VSS, traumatisme, témoignage partie 3@Blanche J'avoue je suis pas en état de te lire, mais j'espère qu'en parler t'a fait du bien de l'écrire et que les souvenirs t'ont pas trop plombés :meow_heart_hug: