Pour bien comprendre les extraits qui vont suivre, il faut savoir qu’avant le Grenelle, la publicité était interdite hors agglomération. JCDecaux avait cependant installé un écran numérique de 50 m² dans l’emprise de Roissy-Charles de Gaulle. Il est hors agglo, donc était illégal. www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006834695/2004-11-14/
Un décret, avant d’être publié, passe par grosso modo trois étapes :
- Le projet de décret est envoyé pour avis aux parties prenantes (entreprises du secteur, syndicats, associations) ; - Il est ensuite soumis à consultation où tout le monde peut donner son avis ; - Et ensuite, y a les entreprises qui appellent le ministère de l’Écologie, Bercy, voire le Président.
Pour la petite histoire, le niveau de consommation pour savoir si tu pouvais avoir des écrans numériques de + de 2,1 m², c’est plus d’actualité. L’arrêté qui devait définir les seuils n’est jamais sorti. Y a eu une consultation l’été dernier pour autoriser tous les écrans jusqu’à 8 m², quelle que soit leur consommation « pour ne pas rentrer en contradiction avec les enjeux de sobriété énergétique » 🤷
Malgré les 15000 contributions contre ce projet, le décret est sorti tel que prévu, et les écrans peuvent donc officiellement, depuis le 1er janvier 2024, faire jusqu’à 8 m² quelle que soit leur consommation. (je dis « officiellement » parce qu’avant cette date, vu qu’il n’y avait pas l’arrêté, de fait, c’était 8 m² autorisés)
Dis-toi que l’industrie publicitaire, elle peut arriver, expliquer des trucs comme ça dans le plus grand des calmes aux élu·es et gagner des arbitrages ministériels ou des marchés publics.
Et là tu me diras, « oui mais Stéphane Martin, l’affichage extérieur c’est pas sa spécialité. Lui, c’est sur la régulation des contenus publicitaires qu’il est pertinent. »
Stéphane Martin, sur la régulation des contenus publicitaires :