Petits trucs que j'ai constaté en animant des permanences d' #autoréparation #vélo ces 4 dernières années:
- Les femmes/queers sont en général beaucoup plus exigeant·es que les mecs cis het dans leur réparation de vélo. Par exemple: régler le jeu d'un moyeux peut leur prendre longtemps, pas parce que iels sont lent·es mais parce que "tu peux venir checker ? j'ai l'impression qu'il y a un mini frottement :s" alors que toi même t'as jamais eu un moyeu aussi bien réglé.
- Les hommes ne sont (encore une fois en général) exigeants que lorsqu'il s'agit du vélo d'une minorité et non de leur vélo. Surtout si ils veulent asseoir leur légitimité, frimer, etc... "franchement tu devrais [faire un truc irréalisable parce que c'est cher/que la personne a pas envie/c'est pas son usage] ce sera mieux"
- Les hommes sont attiré·es par les étincelles. Allumer le touret, qui fait plein de bruit, pour "rendre le bout de la gaine propre", en faisant au passage des étincelles et en installant des odeurs de plastique brûlé pour impressionner la compagnie, et ce sans respecter aucune règle de sécurité avec un tel outil, ça leur paraît indispensable
- Les minorités ne sortent (en général) des termes techniques que pour prouver aux gars de l'atelier qu'ielles sont légitimes à bricoler. "Tu sais ce que tu fais ok. Mais sais-tu que [fact dont on s'en fout royalement sur l'année de standardisation d'un filetage, ou sur la signification exacte des initiales d'un sigle osef]. Parfois, sortir un terme alambiqué est un prérequis pour discuter avec ces types.
- Les hommes bénévolent souvent à l'atelier dans une posture de sauvetage de la dam'zelle en détresse qui pédale sur un vélo pas parfaitement réglé. Les minorités sont là dans un but politique d'empowerment.
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C'est bien sûr des généralités. J'ai bien sûr pas d'étude officielle qui corrobore ça. Mais si vous êtes de la classe dominante, questionnez-vous avant de questionner mes constatations...