En commentaire d'événements choquants, la CNV permet de déplacer l'attention des personnes (défaillances morales) aux cadres systémiques (défaillances éthiques).
Elle permet de moins parler des personnes que des actes, et de leurs causes institutionnelles et politiques.
Par exemple, c'est toute la différence entre "ces pauvres sont mal éduqué'es" (dans une perversion du concept d'éducation) et "ces pauvres sont structurellement épuisé'es".
Quelque chose qui m'a aidée à mieux gérer mon addiction aux réseaux sociaux – dans la mesure où celle-ci passait par un encouragement structurel d'un mode de pensée violent – était de traiter le sujet comme un complément d'action : "aujourd'hui ai-je changé mes draps". "Me permet la syntaxe actantielle de mieux gérer mon techno-narcissisme en déplaçant l'attention sur la relation plutôt que sur l'essence."
Et mes écrits sont littéralement meilleurs avec cette syntaxe.
Et sont mes écrits littéralement meilleurs avec cette syntaxe : par exemple, tendent les phrases en syntaxe actantielle à être plus développées (car symboliquement moins menaçantes pour l'ego, en particulier sur Mastodon). Semble être tout le jeu des réseaux sociaux de déplacer, contre le réseau social lui-même, son attention pour le sujet de l'essence aux relations.
Est-ce pour cette raison parmi d'autres que recommandé-je aux victimes de maltraitance numérique de se lancer dans un défi #100DaysToOffload. (Ne puis-je faire aucune garantie sur ma capacité de bien représenter cette syntaxe.)