Pour surmonter un petit coup de mou, je lis un article à charge de la Revue du Franc-Tireur* consacré à Rima Hassan. Je ne connais pas vraiment cette dame et je n'ai pas une très haute opinion de LFI, mais pas très marquée non plus – je pense simplement qu'iels ne sont pas toustes les anges que leurs sympathisant·es nous font croire, sans pour autant nier a priori la pertinence de leur travail, ou la force des valeurs morales de nos député·es/cadres LFI. Ça n'en fait pas un totem d'immunité et je crois au contraire que le Monsieur est très critiquable mais je ne peux que respecter l'abnégation un peu surprenante d'un Jean-Luc Mélenchon ayant frôlé le second tour, aux portes de la retraite, en se retirant de lui-même des propositions de Premier Ministre.
Sans connaître donc particulièrement Hassan, l'article est complètement vide, et s'ouvre sur une sémantique parasitaire racialiste d'un effarant manque d'originalité. "Même Aymeric Caron tique, l'ami des moustiques (…)" pour, au final, un tweet de Caron citant un commentaire de Hassan sur un communiqué de l'ONU – tweet qu'en tant que béotienne je trouve terriblement réducteur, dans un contexte historique et géopolitique des plus complexes.
A-t-on besoin de déterminer si c'est, ou si ce n'est pas, du terrorisme ou un génocide pour demander la libération des otages, ou la fin du processus de destruction des bâtiments de Gaza, dans le cadre d'un projet d'annexion territoriale, projet peut-être raciste, peut-être immobilier, ayant fait plus de 50,000 morts ? Doit-on déterminer si comparer Gaza à Auschwitz est pertinent d'un point de vue de communication pour dénoncer un drame humanitaire ?
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