Discussion athée de la religion, d'un point de vue militant. Je ne crois pas dire n'importe quoi mais les adelphes religieux·ses n'ont quand même probablement pas envie de lire ça.
Deux impressions sur la religion :1. dans le contexte de rapports de production essentialisants, suspendant notre survie à des questions financières associées à une idéologie brutale de mérite individuel, la religion permet de dire qu'en réalité ce serait l'essentialisation religieuse qui importerait, fondée sur un message de vérité, de justice, et de dignité ; et ça sauve des vies ; et
2. les militant·es croyant en Dieu seraient quelque part sur un continuum d'essentialisation, iels ne seraient jamais réellement constructivistes, et auraient donc fondamentalement des difficultés à produire un message réellement radical/révolutionnaire, à faire avancer l'état de l'art militant.
Ces réflexions, qui soulèvent des questions de privilèges économique et ethno-racial, dans un contexte de relations post-coloniales imposées par l'Occident, ne veulent pas dire que nos adelphes n'auraient pas vraiment le droit de développer des discours sur nos sociétés, mais plutôt que leurs travaux auraient des limites prévisibles et que l'on pourrait tout de même les intégrer à un point de vue authentiquement radical, dans une démarche d'inclusion en lien avec nos valeurs et avec nos praxis anarchistes.