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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je vois un appel aux dons de Reporterre, et faut pas se leurrer, on n'espère pas, en tout cas pas encore, (se) payer des salaires de pigistes avec un tel modèle. Mais recevoir des dons mensuels de 1 ou 2 €, ou même de 5 €, représente un soutien moral incommensurable. reporterre.net/Larguer-des-lentilles-d-eau-la-nouvelle-ruse-pour-saboter-les-megabassines

Je ne vous demande pas de payer pour mon blog puisque je suis allocataire de l'AAH et que mon infra est – pour le moment – gratuite. Mais pendant ce défi
, dont les billets sont effectivement d'une qualité variable et que je suis en train de ré-étiqueter et relire, pendant une partie duquel mon blog était toutefois dépublié, alors que certaines publications pouvaient, je le savais, faire énormément de bien à’leurs lectaires, je me suis surtout sentie très seule.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je pense que je peux maintenant le dire, lorsque j'hébergeais des mal-logé·es, dont deux sur trois nous avaient volé des sous, à mon colocataire et à moi (dont un iPhone et un loyer), j'avais fait un appel aux dons pour littéralement pouvoir m'acheter du riz. Une ex, qui administrait mon serveur d'alors, m'avait fait un don de 30 €, et Robert Ferguson, un don de $5. Ces cinq dollars n'avaient pas changé’grand-chose sur un plan financier mais m'avaient permis de tenir, moralement.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'irais jusqu'à dire que même si le réseau de soutien des personnes trans était composé à 90 % de personnes trans se donnant de l'argent de manière quasiment circulaire, et AMHA surtout entre personnes blanches, ça représenterait quand même un soutien moral absolument non-négligeable.

Après, je serais reconnaissante à’des abonné·es cisgenres, plutôt bien payé·es, d'être plus nombreux·ses à donner aux cagnottes de solidarité – merci à vous si vous le faites déjà. Mais ce n'est pas seulement une question financière, tout comme les mendiant·es avec lesquel·les je discute, même lorsque je n'ai rien ou plus rien à leur donner, sont quand même soulagé·es de voir que je prends de leurs nouvelles.
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