L'insistance folle avec laquelle les médias veulent absolument avoir le nom de la ou du candidat au poste de premier ministre à gauche est révélatrice du problème qu'on a avec nos figures politiques.
Le NFP a d'ailleurs été forcé de se battre sur ce terrain de l'image, de la rendre séduisante, féroce et imperturbable face aux attaques incessantes de la droite. Et d'un côté, j'étais très heureux de voir que, dans l'ensemble, beaucoup s'en sortaient très bien. Mais d'un autre côté, depuis la victoire de dimanche soir, les demandes incessantes ne sont pas signe d'une volonté de connaître quelque chose, mais bien à mes yeux de vouloir discréditer le mouvement. De le présenter sous un aspect désordonné, rempli d'égos démesurés.
D'essayer de faire croire que tout le monde veut la position dominante, et que c'est donc pour cette raison que le NFP n'annonce toujours pas de candidat au poste de PM. De un, ça remplit les trous sur les plateaux télé, à base de séquences de faux débats ou de paris. De l'autre, ça dessert parfaitement le mouvement, qui n'est et ne sera probablement jamais majoritaire dans sa représentation des médias asservis aux capitaux. Il faut absolument inverser ce rapport au politique, au débat, mais aussi aux personnalités qui l'incarne.
Il faut absolument réformer cette idéologie de l'image qu'on se trimballe depuis trop longtemps, et qui a complètement sombré dans le people et le polissage depuis les années 90. On va droit dans le mur avec ce système.
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