J'ai donc vu le dernier film d'Artus. Pas de jugement sur les personnes handicapées qui se sont éclatées devant ce film, mais si elles existent ça montre surtout que certain·es de nos adelphes ont été privé·es de toute conception de leur propre dignité.
⭐1
Que des personnes victimes de situations graves (et illégales) voient dans l'humour un moyen de symboliser une séparation vis-à-vis d'elles, une forme de sécurité, est totalement légitime.
Mais j'ai été très mal à l'aise au milieu de personnes valides riant devant une personne handicapée s'asseyant sur le même lit que le personnage principal (qui faisait semblant de l'être). Pire, j'ai le sentiment que de nombreuses personnes valides ne nous voient que sous l'angle de nos propres symptômes, de nos propres déficiences.
Si jamais le sujet du handicap au sens large vous intéresse, un maître de confs de Grenoble y a consacré un livre plutôt court, « Sociologie du handicap », Alain Blanc.