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Moby MicroDick @Moby_MicroDick@piaille.fr
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Opinion fâcheux : JPP de la hype des queers de s'installer à Marseille. Ç'a commencé il y a 10 ans, j'espérais que ça se tasse, mais pas du tout.
Et d'entendre que c'est la ville des comportements ultramilitants, ultradramas, parce que tu comprends là-bas tout est trop fort, trop urgent, trop important… (D'ailleurs le COVID & validisme aussi turbinent à bloc, mais bon ne surtout pas parler d'autodéfense sanitaire aux queers marseillais-es, « On a bien plus urgent à militer ! » 😒).
Sérieux les gonz, on parle d'une certaine gentrification du middle queer honnêtement ?
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@Moby_MicroDick Y a un énorme problème de performativité queer, qui va jusqu'à confiner l'expression acceptable de son handicap au spectacle et de ses traumas à un cadre de performativité queer valide (« je suis traumatisé·e en tant que personne Mogai mais je dois passer sous silence/dissimuler les liens avec mon/mes handicap(s) »).

Il me semble de même que pour certaines personnes
queer blanches, entendre être dans un rôle socialement, structurellement, économiquement oppressif serait inacceptable car on a teeeellement souffert (et je pense que c'est un mécanisme de défense acceptable mais donnant lieu à des comportements oppressifs et inacceptables). Idem pour la polysémie du terme « misandrie » qui va d'une saine méfiance des hommes pour se protéger (identifier des red flags, recouvrir son verre…) à trauma dump en disant qu'il faudrait les envoyer sur la lune, ce qui est encore une fois acceptable, et à performer un vécu traumatique attendu comme partagé, et Dieu merci pas toujours partagé. Je crois que la popularisation de l'expression « *male tears* » sur les réseaux sociaux marque notamment le fait qu'une partie du milieu féministe est parti en vrille sur les réseaux sociaux mais quand je soulève ça, ou quand je dis qu'on devrait utiliser des blogs plutôt qu'Instagram pour mettre à disposition des ressources aux personnes voulant parler de ce genre de problèmes sans nécessairement devoir réserver un café féministe pour organiser des spectacles et du chant (ce qui est très bien en soi) on identifie ça à mes lubies pour les logiciels libres… qui sont de l'infrastructure publique certes, et donc en ce qui me concerne un dispositif d'accessibilité, on ne sort jamais de cette handiphobie ambiante.

Après de toute façon on ne change pas ses camarades et ça sert à rien de dire à nos adelphes d'arrêter de penser à leurs propres intérêts avant de défendre les valeurs qu'iels reprochent au hétéros de trahir en ce qui les concerne elleux, il faut changer les politiques publiques et notamment en militant au sein des organisations concernées (par exemple le Dal) – j'ai aussi l'impression que pour bon nombre de personnes
queer, gentrifier Marseille serait équivalent à la purger des méchants Arabes queerphobes, à la reconquérir, voire à la purifier, dans un sens très zemmourien, mais bon je sale et je touche l'AAH, qui suis-je pour donner des leçons à des personnes encore plus précaires que moi ?
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@Moby_MicroDick Je veux dire, j'ai aucune excuse à fournir pour ce que je viens d'écrire à des personnes queers de classe moyenne mais bon les queers bourgeois·es sont surtout un cliché homophobe, en réalité le milieu est ultra-précaire, je comprends qu'on ait besoin de faire communauté et que le faire dans une ville où la population algérienne est surreprésentée passe pour un tour de force, mais jsp on dirait un gros délire queerlib (ou alors je ne comprends pas le sens de ce terme et c'est d'ailleurs tout à fait probable)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@Moby_MicroDick Ouvrir des scènes à Marseille pour faire communauté avec l'immigration algérienne serait incroyable mais si on parle de gentrification volontaire et collective, oui, c'est infect, et non, ça ne me surprend pas – nos adelphes sont adorables mais encore une fois jusqu'au moment où t'es pas assez fem ou pas assez trans ou pas assez déconstruit·e ou trop revendicatif·ve sur les travers du milieu, qui peuvent dans certains contextes être du niveau de BFMTV
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