Vous savez quand je dis qu'on a de bonnes raisons d'agir, que notre point de vue a une cohérence interne et que nos actions, aussi absurdes puissent-elles sembler, viseraient plus souvent que l'on ne s'y attendrait à faire de nous de meilleurxes citoyennxes ? Par exemple, je pense avoir eu de "bonnes raisons" de faire du jackal avec ma mère, puisque j'attendais d'elle, en tant qu'adolescente, qu'elle m'aide à conceptualiser ce qui n'allait pas dans notre relation. Ça ne veut pas du tout dire que j'avais raison de faire du jackal avec elle, mais plutôt qu'il aurait mieux valu traiter ces raisons que de me laisser saloper 18 ans de relation ! C'est comme cet homme accro à la cigarette, se rendant compte qu'il fumait pour se rapprocher de son père, toujours la clope au bec, décédé dans son jeune âge, et qu'il adorait. Et bien je pense que l'on a de bonnes raisons de taper au clavier, qui sont littéralement que l'on a besoin de taper au clavier, indépendamment du périphérique d'affichage ou même d'une quelconque fonctionnalité électronique. Je ne cherchais pas nécessairement, ou seulement, l'éditeur de texte idéal, ou le mode de publication idéal (blog ou microblog, hugo ou ghost, emacs ou vim, git ou non) mais bien le clavier et l'ergonomie idéalxes.
Par exemple, dans les transports je viens de faire quelques exercices de dactylographie sur mon clavier, complètement débranché, mon ordinateur éteint, en m'entraînant à taper quelques mots. J'ai ensuite écrit quelques lignes sur Dieu et Bruno Latour, sans qu'un quelconque signal ne soit envoyé par mon clavier, et ça m'a fait énormément de bien.