Y a deux types d'infras publiques, celles qui sont directement vouées à être utilisées par le public (comme les protocoles internet) et celles qui sont vouées à être pour le bénéfice du public (comme les travaux de recherche qui restent, pour le moment, dans un format inaccessible à ce dernier).
Si on communique entre nous, pour nous, et sans vous, c'est pas une infra publique.
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Si on communique entre nous, pour vous, et sans vous, ça peut typiquement être une journée d'étude dans une discipline universitaire qui n'est pas la vôtre, mais ça doit quand même avoir une utilité pour le public, soit en recherche appliquée, soit en recherche fondamentale.
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Et c'est là que j'ai du mal à concilier mon entourage militant avec mon travail universitaire : on peut être une ordure (Gabriel Tarde) et quand même produire des travaux qui, 100 ans plus tard, seront cités par des chercheur·euses expliquant la cohérence interne du point de vue des black blocks.
Ça ne veut pas dire que ces chercheur·euses en feraient l'apologie mais simplement que les travaux sur les blacks blocks sans un connard raciste cité par un sociologue de gauche ayant enseigné à l'École des Mines ne seraient pas aussi complets, cohérents, pertinents, et intéressants.
Ce sont des thématiques propres à la recherche fondamentale et donc à la neutralité axiologique, que je considère de manière très personnelle et sans en avoir même discuté avec mes profs comme le rejet d'une sociologie à coups de punchlines.
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