Premier jet : “En attendant que l'internet ne débouche sur une révolution populaire, nous devons redéfinir la police”
Je retravaillerai ça plus tard… (J'accepte toujours des critiques, ceci étant dit)
“En attendant que l'internet ne débouche sur une révolution populaire, nous devons redéfinir la police” (CW politique, violences policières) (3/3)
Me définissant comme libérale autogestionnaire, je pense donc que la conception historique de la police a pu, comme souvent, être pertinente vis-à-vis de certaines limites technologiques, à l'époque où l'on mettait une semaine pour traverser la France, où les transports collectifs n'étaient même pas concevables, dans le modèle civilisationnel et donc militaire qui finit par s'imposer en Europe et sur le reste du monde ; mais nous devons acter la mondialisation et le progrès technologique, qui nous débordent de toutes parts, concernant la médecine ou l'agriculture par exemple, mais aussi en ce qui concerne les technologies d'information et de communication, et donc acter l'obsolescence d'une conception encore trop souvent hétéronome des loisirs populaires, ou même « du populaire ». À court terme, la police reste cependant réduite à une conception purement coercitive des pauvres, et c'est un problème car cette conception y attire les brutes évoluant par ailleurs naturellement vers des cercles d'extrême-droite, trouvant une justification mutuelle et notamment institutionnelle, à travers l'électoralisme, dans le fait de frapper certaines populations historiquement constituées par ce courant politique comme de simples punching balls. Nous devons défendre une conception plus générale de la police non afin de la légitimer et donc d'en refuser une émancipation populaire, mais afin justement de défendre les pauvres de violences dites policières, souvent caractérisées par une idéologie et par un électorat d'extrême-droite.