Le vote est un contre-pouvoir (2/2) (CW politique)
Concevoir le militantisme réel, un travail de petites mains et de secrétariat, de contact d'organisations alliées et de sa hiérarchie, de convocation d'intersyndicales, de réservation de salles ; l'exposition ponctuelle aux intempéries et au gaz lacrymogène, la voix qui s'éteint, les mains qui font mal (mais le cœur qui tambourine)… comme la base du pouvoir politique permet de considérer le vote comme un contre-pouvoir : l'étude des démocraties à régime parlementaire montre que l'élection de présidentts autoritaires met les contre-pouvoirs « officiels » (l'Assemblée nationale, la cour suprême états-unienne, la Constitution…) sous tension ; le vote stratégique, le tractage pour unn candidatt, puis le vote final pour cellui qui, à gauche, a le plus de chances de passer, malgré des désaccords substantiels, permet de limiter la tension sur ces contre-pouvoirs. Le vote est donc un contre-pouvoir, permettant de préserver la séparation des trois pouvoirs et la Constitution.