re: vidéo sur les webcams, développement sur le plan social, CW politique
NB : tous les enjeux de sécurité informatique, chez les personnes paranoïaques, intègrent une question de séparation du sacré et du profane, et donc de préservation de leurs identités de différents phénomènes d'influençabilisation et de modélisation de masse. Si letsloveslave veut retirer sa webcam et son micro, et si j'ai moi-même fait des recherches sur la solidité du chiffrement de mon disque dur, c'est car nous voulions préserver notre identité même d'un environnement sociologiquement pathologique, c'est-à-dire sans fonction sociale, et donc socialement dégradant. J'en parlais ce matin mais le manque de cohérence minimale de notre action à nos intérêts personnels, à nos valeurs, à nos affects, et à nos traditions, autrement dit la démesure de nos moyens par rapport à nos fins, semble, à mon humble avis, in fine renvoyer à la question du normal et du pathologique. En d'autres termes, le caractère irrationnel de letsloveslave, ou encore le téléchargement de brochures pour faire péter des trucs par l'un des prévenuus de l'affaire du 8 décembre, renvoient à un environnement qui, pour nous, manquerait de prises, ce qui produirait un sentiment de manque désespéré, nous ferait perdre les pédales, et traiter comme des prises des choses qui n'en seraient pas. Or, les prises étant des entités non-vivantes, traiter notre entourage comme telles (ou le traitement par letsloveslave de son audience comme telle) a un caractère non seulement déshumanisant mais, AMHA, débiologisant (on ne joue pas avec la nourriture par respect pour son caractère symboliquement biologique) ; de même les prévenuus ont-iels tenter de faire sauter quelque chose dans le contexte du confinement et d'une dépression qui irait avec, dans un cas typique de démesure des moyens par rapport aux fins, comportement irrationnel mais présumé rationnel par le tribunal.