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Océane @oceane@peculiar.florist
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Hmm je dis ça comme ça, mais si l'on considère les prises (ou les « affordances ») comme les entités non-vivantes qui nous permettent d'accéder à des ressources biocognitives, alors on se rend compte assez facilement qu'un environnement dénué de prises est un facteur de dépression.

Enfin, ce qui est pour toi une prise ne l'est pas forcément pour taon voisinn.

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Océane @oceane@peculiar.florist
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Si l'on considère un texte comme une prise composée d'autres prises, par exemple un livre est composé de phrases, qui forment des idées (des prises) qui, articulées à travers des sections de chapitre, puis des chapitres, puis le livre en lui-même, forment progressivement des prises de plus en plus puissantes, alors la qualité de ces livres, mais aussi des textes que l'on lit en ligne, et plus généralement des médias évidemment (je pense notamment à 4chan, à nos abonnements, etc.), mais aussi les infrastructures numériques en elles-mêmes, peuvent être des facteurs de dépression.

Je ne pense pas qu'un imageboard comme 4chan puisse être rentable sans être un facteur de dépression, en tout cas je n'en ai pas vu. Dans tous les cas, si on a une addiction au numérique, la clé est de diversifier ses modes d'accès aux informations : IRC, RSS, Discord, Movim, Matrix, Gemini, Emacs,
etc. Dans les milieux tech en particulier, c'est aussi de distinguer les logiciels libres (on fait communauté avec les développeureuses, on travaille avec elleux) de l'open source (il y a la communauté des devs et celle(s) des utilisataires, on travaille pour les devs).

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Océane @oceane@peculiar.florist
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Enfin, la question est celle de la rationalité, comme cohérence minimale de l'action : tout le monde a un modèle de menace, mais il serait aberrant de déployer des moyens équivalents à ceux d'un serveur, comme par exemple les securelevels d'OpenBSD (qui ne sont même pas recommandés pour les fichiers /​etc​/), pour une machine personnelle.

Dans l'écart entre l'action rationnelle, dont les moyens collent au plus près aux besoins, et ce que l'on fait réellement, se trouve la pertinence de ce que l'on considère comme des prises, et donc notre capacité d'accéder à des ressources biocognitives, c'est-à-dire notre dépression.

De même, certaines distributions GNU/Linux sont destinées aux débutantts (installez Linux Mint, toutes les personnes réellement compétentes vous le diront) et d'autres, comme Archlinux, à des professionnells.

Comme certaines distributions GNU/Linux, ou encore Krita, ou Blender, sont des progiciels, il faut une formation adéquate pour s'en servir de manière
rationnelle, sinon vous risquez de faire une dépression.

Pour résoudre ce problème, quatre solutions :

1. pointer vers de la littérature technique sur les wikis de projets libres, ce qui est de toute façon une condition
sine qua non pour des logiciels libres (sinon c'est de l'open source),
2. internationaliser la documentation,
3. rendre la documentation (et les logiciels) plus accessibles, notamment aux personnes déficientes visuelles, et
4. arrêter avec cette présentation paresseuse d'utilisataires « débutantts »
vs. « avancéés ». Il y a des utilisataires normauxes, qui peuvent utiliser Linux pour trier leurs photos de famille et rester en contact avec leurs proches et leurs employeurs, et des utilisataires payéés pour maintenir de l'infrastructure technique, par exemple en administration système ou en développement de logiciels.

Linux Mint n'est pas une distribution pour les débutantts. C'est une distribution pour les personnes normales. Si vous voulez en apprendre plus, vous pouvez lire de la documentation, sur
nostarch.com par exemple, mais sinon installer Alpine Linux par exemple sera une perte de temps (il faudra configurer l'interface graphique avec seatd et elogind, en lisant un wiki anglophone, et vous aurez mieux à faire).

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